Abidjan : Ouverture de la 2ème édition d’Africa Cyber Security Conference

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La 2ème édition d’Africa Cyber Security Conference (ACSC) a ouvert ses portes ce mardi 10 octobre à Abidjan. Les conférences inaugurales ont porté sur la « transformation digitale en Afrique enjeux et opportunités » et « la  cyber sécurité en Afrique à l’ère du digital ».

 

A l’entame de cette journée, les experts ont fait l’état des lieux sur les avancées technologiques, les enjeux économiques et sociaux liés à ces avancées. Ils ont également abordé la question des enjeux et des opportunités offertes par le digital au continent africain.

Ainsi, Pour Philippe CHOYER, DG de CFAO Technologies, « la technologie ne fait pas la transformation digitale,  c’est plutôt par l’usage que se créé la transformation ». S’adressant aux jeunes, il a insisté sur la nécessité  de « conserver nos traditions africaines pour en faire une force dans notre évolution Technologique ».

 

Abondant dans le même sens, Patrick M’bengue, Président du GOTIC (Groupement des Opérateurs du Secteur des TIC de Côte d’Ivoire), a déclaré que « l’Afrique doit fabriquer son digital, adapté a ses réalités. ».  Selon M. M’bengue « les entreprises ivoiriennes ont un faible niveau de maturité digitale et une faible imprégnation des processus digitaux dans leur économie générale. ». Aussi, il est important «  d’innover dans les usages afin que nos industries soient fortes. Il est important que nous ayons une stratégie digitale régionale commune » a indiqué Patrick M’bengue.

 

De même Nongolougo Soro, DG de la SNDI (Société Nationale de Développement Informatique) de Côte d’Ivoire, l’Afrique doit « concevoir elle même des solutions adaptées à ses vrais besoins ».  M. Soro a également insisté sur la nécessité pour les états de « protéger les données tant au niveau privé que public et surtout de conserver la souveraineté nationale dans ce domaine ».

 

La cyber sécurité en Afrique à l’ère du digital

 

La seconde conférence a porté sur la cyber sécurité en Afrique à l’ère du digital. Pour les experts, une cyber attaque n’est pas discriminatoire. Elle peut venir de continent comme l’Asie et avoir un impact en Afrique.

« Les 3/4 du temps, nos structures qui sont fragiles, sont plutôt utilisées pour mener des attaques vers d’autres continents », a relevé Philippe Kouamé, Directeur de la Confiance Numérique et de la Sécurité des Réseaux, ARTCI.  Au sein de la CEDEAO, «  il n’y a aucune initiative commune de cybersecurite . Seuls le Nigeria, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont une initiative nationale de lutte. » a souligné M.Kouamé. Ainsi, le CI-CERT ( Computer Emergency Response Team) ivoirien est souvent sollicité pour des incidents dans la sous région, a-t-il précisé.

Pour Marc Israël, CTO Afrique de Microsoft, « il ne s’agit pas uniquement de sécuriser les données, mais également de signaler toutes les attaques. Afin de permettre aux autres de corriger les failles dans leurs systèmes. ». Malheureusement, sur le continent, les structures qui subissent des  cyber attaques, ne sont pas enclines à communiquer.

 

les africains doivent devenir des créateurs de produits digitaux et non plus de simples consommateurs

 

Selon Mack Coulibaly, CEO de Jighi et organisateur de la conférence, Africa Cyber Security Conference existe « pour soutenir la transformation numérique et le développement de nouveaux usages, un renforcement de la sécurité numérique est indispensable ». «Il permet  également aux citoyens de mieux comprendre les enjeux liés à la cybercriminalité », a-t-il ajouté.

Mack Coulibaly a révélé qu’en 2015 « au nombre  des ingénieurs programmeurs dans le monde, l’Afrique n’en comptait que  3%. ». Un chiffre qui ne cesse de décroître. Aussi, encourage t-il, les africains, « à devenir des créateurs de produits digitaux et non plus de simples consommateurs. »

 

« BABI Hacking Challenge », concours à l’intention des jeunes hackers ivoiriens,

 

 

 

 

Par ailleurs, le « BABI Hacking Challenge », concours à l’intention des jeunes hackers ivoiriens, a connu une innovation cette année. Pour s’inscrire, au concours, les jeunes hackers devaient pirater le site.  Sur 2300 tentatives, uniquement 10 personnes ont réussi le test. Les résultats seront connus le jeudi 12 octobre à la clôture de la conférence.

 

 

 

 

 

 

 

Outre les rencontres B to B, les workshops et les différentes démonstrations, les participants poursuivront les échanges autour de  plusieurs panels thématiques.

Notamment, « relever les défis de la cyber sécurité en Afrique » et  « comment l’Afrique peut devenir le nouvel eldorado de la cyber sécurité ? ».

La 2ème édition d’Africa Cyber Security Conference (ACSC) se tient du 10 au 12 octobre au radisson blu hôtel, Abidjan.

 

Viviane YOBOUE

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