Côte d’Ivoire: Après l’application des nouveaux barèmes des actes médicaux, l’Association des assureurs annonce une hausse des primes

Depuis le Premier janvier 2019, les tarifs de consultations et de soins des cliniques de Côte d’Ivoire ont augmentés. Cette nouvelle disposition des cliniques provoquera sûrement une hausse de la charge des sinistres (remboursement et/ou prises en charge). Cette charge pourrait augmenter de 30 à plus de 50% selon les actes. A indiqué M. Saliou BAKAYOKO, Président de l'Association des Sociétés d'Assurances de Côte d’Ivoire (ASACI), ce jeudi 17 janvier 2019 à Abidjan lors d' une conférence de presse.

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Pour M. BAKAYOKO,Président de l’Association des Sociétés d’Assurances de Côte d’Ivoire (ASACI), les nouveaux tarifs des cliniques suscite grand intérêt. Pour lui, c’est parce que son application par l’ Association des Cliniques Privées de Côte d’Ivoire(ACPCI) et le   Syndicat national des médecins privés de Côte d’Ivoire  (SYNAMEPCI) impacte fortement le contrat d’assurance maladie.

Cette nouvelle disposition des cliniques  provoquera sûrement une hausse de la charge des sinistres (remboursement et/ou prises en charge).  Cette charge pourrait augmenter de 30 à plus de 50% selon les actes. A rélévé les assureurs à l’issue d’une étude réalisée.

Ainsi, la consultation en médecine générale passe de 12.000 F à 15.000 F, soit + 25% .Quant à la consultation en médecine spécialisée, elle passe de 15.000 F à 17.500 F, soit + 16%. Les soins intensifs passent de 130.000 F à 250.000 F, soit + 92,30%. La « surveillance particulière »’ passe de 80.000 F à 130.000 F, soit +62%) .

 Contrairement à l’opinion répandue, les assureurs ont consenti des sacrifices dans le domaine de la santé en supportant des pertes énormes sur les exercices antérieurs, où ils ont assumé les déficits de la branche maladie. Ainsi de «  2015 à 2017, il ya eu une perte d’au moins 1 milliard de francs CFA, dira-t-il, avec un impact négatif sur la rentabilité des sociétés d’assurance d’au moins 2,6 milliards / an » a t’’il révélé

Selon lui, les assureurs sont donc dans l’obligation d’harmoniser leurs primes en considération de ces changements .Car les primes d’assurance sont calculées entre autres éléments, en fonction des tarifs médicaux pratiqués par les prestataires des soins de santé que sont les cliniques et les médecins.

Avec l’application des nouveaux tarifs, les primes d’assurance devraient être réajustées de l’ordre de 30 à plus de 50%. Cependant, les assureurs ont décidé de limiter cet impact sur les primes à des taux se situant entre 15 et 20%.

Par ailleurs, M. BAKAYOKO  a rappelé que les assureurs n’interviennent et ne sont intervenus à aucun moment dans la fixation des tarifs des honoraires des médecins et des coûts des actes des cliniques privées.

Aussi, les sociétés d’assurances membres de l’ASA-CI pratiquant la branche maladie, sont dans l’obligation d’harmoniser leurs primes en fonction de ces tarifs médicaux de 1998, sous peine de dégrader davantage la rentabilité de leur portefeuille. Avec le risque d’être au fil du temps dans l’ impossibilité de faire face à leurs engagements vis-à-vis des assurés et bénéficiaires de contrats.

Un arrêté interministériel devrait être publié qui portera à la connaissance de tous, le montant des honoraires des médecins privés et les coûts des actes de soins dans les cliniques. En attendant, depuis le 1er janvier 2019, le tarif de 1998 portant sur l’augmentation des tarifs des soins est en application dans les cliniques Ivoiriennes  A-t-il déclaré.

Pour rappel, en mai 1998, de nouveaux barèmes pour les soins en cliniques avaient été fixés. Cependant, ce nouveau barème avait maintes fois été reporté. Mais, le lundi 24 décembre 2018, à la Chambre de commerce et d’industrie dans la commune du Plateau(côte d’Ivoire), l’ACPCI et le SYNAMEPCI ont décidé de l’application effective, dès le premier janvier 2019, du barème de 1998.

Meliane Nomel

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