Côte d’Ivoire: Le PNB des établissements de crédits a connu une progression de 13% en 2017

En 2017, le Produit net bancaire des établissements de crédits ivoiriens  s’est établit à 596,86 milliards FCFA. Soit, une progression de 13% par rapport à celui de 2016. L’information a été donnée par  Serge Kouamelan, Directeur exécutif de l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers de Côte d’Ivoire(l’APBEFCI),  lors de l’assemblée générale de ladite association le mercredi 11 juillet 2018 à Abidjan.

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Guy Koizan, DG de Versus bank, président de l’Association professionnelle des Banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire

A cette assemblée générale s’est dressé le bilan de l’activité bancaire au cours de l’année 2017.  Le président de l’APBEFCI,Guy Koizan, dans son rapport a indiqué que l’industrie bancaire a atteint des résultats satisfaisants, malgré un environnement hostile  marqué par les mutineries et la crise du cacao. Le total bilan des banques s’est donc estimé à 10 878 milliards FCFA au 31 décembre 2017, soit 13% de plus qu’en décembre 2016.

Les dépôts  se sont enregistrés à 7 262 milliards FCFA en 2017, soit 9% de plus qu’en décembre 2016 tandis que  les crédits s’élèvent  à 6 073 milliards FCFA, soit 10% de plus qu’en décembre 2016. Selon Mr Koizan, les banques ont enregistrés à fin décembre 2017, un total de 3 260 551 comptes ouverts. Ces comptes appartiennent à des particuliers, à des PME, à des grandes entreprises, et à l’Etat à travers ses démembrements.

Dans sa présentation, Serge Kouamelan, révèle que la  Côte d’Ivoire compte 28 banques et deux établissements financiers. Selon le Directeur exécutif de l’APBEFCI, les dépôts par maturité indiquent une part de 72% pour le court  terme contre 19% pour le moyen terme et seulement 9% pour le long terme. Aussi, la proportion des crédits est de 51% pour le court terme, 42% pour le moyen terme  pendant que le long terme s’en sort avec 7% . Cette  faiblesse de l’épargne longue durée, régresse, par conséquent se répercute sur la capacité des  banques à accompagner les secteurs productifs.

Du fait, des mauvais résultats de la campagne café-cacao pour les clients de certaines banques, «les provisions affichent un encours de 416,38 milliards FCFA contre 376,74 milliards de FCFA en 2016. Elles couvrent 63% de l’encours de créances en souffrance contre 71% en 2016.» revèle M. Kouamelan .  « Sur un crédit  à l’économie de 3118,57 milliards, on note la prépondérance du crédit à courte maturité. Les grandes entreprises restent les premières bénéficiaires du crédit avec 69% » a-t-il ajouté .

Pour rappel,  le taux de bancarisation strict en Côte d’Ivoire est passé de 7,1% en 2007 à 16% en 2016 . Avec un taux global d’utilisation des services financiers qui a enregistré une ‘’évolution remarquable’’, passant de 13,6% en 2007 à plus de 48% en 2016.

Meliane Nomel

 

 

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