Louis Dreyfus Company (LDC), réalise la première transaction agricole internationale via une plateforme blockchain

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credit photo ING
Le groupe de négoce Louis Dreyfus Company (LDC), a réalisé, ce  lundi 22 janvier 2018, avec succès une  transaction agricole internationale complète via une plateforme blockchain. C’est une première dans ce secteur des matières premières.

 

La transaction qui s’est faite sur la plateforme  Easy Trading Connect (ETC), portait sur une cargaison de soja vendu par LDC aux Etats-Unis et destinée à Bohi pour être réceptionnée en Chine. Ce test grandeur nature, a couvert  « toute la complexité de l’opération, y compris un plus grand nombre de participants et une portée plus large », souligne un communiqué commun.

Ansi les banques Société Générale, IGN, ABN Amro ont émis et confirmé les lettres de crédit. Russel Marien Group et Blue Water Shipping ont également été associés au processus en émettant  les certificats. Quant au Département américain de l’Agriculture (USDA), il a aidé à inclure dans le processus les certificats phyto-sanitaires.

 

Selon le communiqué « cette transaction comprenait un ensemble complet de documents numérisés (contrats de vente, lettre de crédit, certificats). ». Ainsi que « la correspondance automatique des données, évitant ainsi la duplication des tâches et les vérifications manuelles »souligne le document.

Pour LDC, la transaction, calquée sur le processus papier, a démontré des améliorations significatives en matière d’efficacité pour tous les participants de la chaîne.  En outre, le temps passé à traiter les documents et les données a été divisé par cinq.

Ainsi que d’autres avantages, notamment la possibilité de gérer le déroulement de l’opération en temps réel, de vérifier les données, de réduire le risque de fraudes et d’avoir un cycle du cash plus court.

 

la révolution numérique transforme le secteur des matières premières

 

Selon Gonzalo Ramírez Martiarena, directeur général de LDC  « une chose est claire : la révolution numérique transforme le secteur des matières premières ».  La prochaine étape, consiste « à adopter des normes communes afin d’entrer véritablement dans une nouvelle ère de gestion digitale des flux commerciaux au niveau planétaire. » a-t-il indiqué.

Mais encore faut-il, « l’adoption de normes communes » par tous les participants de la chaîne, a précisé Gonzalo Ramírez.

 

Pour rappel, la plateforme blockchain ETC a été conçue pour digitaliser et standardiser les transactions sur les matières premières.  Aussi, le process a été validé avec une première transaction pétrolière en février 2017.  Ensuite le lancement, en novembre, d’un consortium énergie tendant à proposer des services basés sur le blockchain. Puis, LDC s’est attaché à développer une plateforme pour les produits agricoles.

 

Initialement créée pour les bitcoins, la  technologie électronique blockchain  est un système décentralisé d’enregistrement de l’ensemble des opérations effectuées lors d’une transaction.  Tous les participants y ont accès.

 

Viviane YOBOUE

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