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  • 11/03/2026

La Zambie mise sur les investisseurs internationaux pour tripler sa production de cuivre d’ici 2031

La Zambie entend jouer gros sur le marché mondial du cuivre. Le pays, qui a produit 890 346 tonnes de cuivre en 2025 — en deçà de son objectif d’un million de tonnes — se fixe désormais l’ambition de porter sa production à trois millions de tonnes d’ici 2031. Pour atteindre ce cap, Lusaka cherche à attirer massivement des investisseurs internationaux, notamment américains, dans un contexte où la dépendance mondiale vis-à-vis de la Chine pour les matériaux stratégiques s’accroît.

 

Le cuivre, métal rouge clé pour les véhicules électriques et les infrastructures d’énergie renouvelable, est au cœur de cette stratégie. « Les États-Unis font partie des discussions, sans qu’aucun détail spécifique ne soit encore finalisé », a précisé Paul Kabuswe, ministre zambien des Mines, soulignant que la Zambie visait des partenariats diversifiés et équilibrés.

 

Les négociations entre Lusaka et Washington incluent également un volet sanitaire d’environ un milliard de dollars, suscitant des inquiétudes sur un possible lien entre financement de la santé et accès aux ressources minières. Le ministre a tenu à clarifier : « Il ne doit y avoir aucun lien entre les deux. La Zambie est très attentive lorsqu’elle s’assoit à la table des négociations ».

 

Pour Kabuswe, l’équilibre est central : « Les investisseurs doivent aussi prendre leur part. Il faut que ce soit une situation gagnant-gagnant pour la Zambie et pour les investisseurs ».

 

Au-delà du cuivre, le pays dispose d’importantes réserves de cobalt, nickel, manganèse, graphite, lithium et terres rares, positionnant la Zambie comme un acteur stratégique dans la transition vers une économie bas carbone. Les sociétés minières présentes incluent JCHX Mining (Chine), Barrick Gold et First Quantum Minerals (Canada), Vedanta Resources (Inde), International Resources Holding (Émirats) et KoBold Metals, soutenue par des investisseurs américains.

 

La Zambie mise donc sur un cocktail d’investissements étrangers et de régulation prudente pour transformer son potentiel minier en levier de croissance durable et stratégique.