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  • 25/02/2026

Togo : 354–544 millions de dollars mobilisables pour transformer les ambitions climatiques avant la COP31

À Lomé, le Togo prépare sa prochaine grande scène internationale avec méthode. Après sa participation à la COP30 à Belém, au Brésil, en novembre 2025, le pays ne veut plus se contenter d’annonces : il entend transformer ses ambitions climatiques en projets financiers concrets et durables. La restitution nationale, organisée le 19 février 2026, a mis en évidence ce virage stratégique : la diplomatie climatique doit désormais générer des résultats mesurables.

 

Lors de la COP30, le Togo a ciblé ses partenaires clés avec précision : le Green Climate Fund (GCF), Embrapa pour la recherche agricole, le Fonds Mondial pour le Développement des Villes (FMDV), le ministère de l’environnement du Japon et Evercity, spécialiste des plateformes numériques. Ces échanges ouvrent la voie à un potentiel financement compris entre 354 et 544 millions USD sur les cinq prochaines années. Au-delà des capitaux, le pays bénéficie également d’acquis stratégiques : renforcement institutionnel, partenariats durables, transfert de connaissances et innovations technologiques.

 

La préparation de la COP31 repose désormais sur trois piliers concrets. D’abord, la priorisation des secteurs vulnérables et des investissements à fort impact, capables de transformer les infrastructures côtières et agricoles du pays. Ensuite, la transparence des cadres stratégiques et des systèmes de suivi, indispensable pour convaincre les financeurs internationaux. Enfin, la bancabilité des projets, pour répondre aux critères exigeants des principaux fonds climatiques. Comme l’a rappelé le directeur de cabinet, représentant le ministre de l’Environnement : « L’approche togolaise pour la COP31 doit s’articuler autour de ces trois piliers. »

 

Une soixantaine d’acteurs – ministères, collectivités, ONG et partenaires techniques et financiers – ont travaillé à l’harmonisation des fiches-projets selon les standards du Fonds Vert Climat, du Fonds d’Adaptation et du Fonds pour l’Environnement Mondial. Chaque projet est désormais calibré pour combiner impact environnemental, viabilité économique et attractivité financière.

 

Avec cette stratégie, le Togo montre que la diplomatie climatique peut devenir un levier de développement réel. En transformant des ambitions en financements concrets, le pays consolide sa crédibilité sur la scène internationale et pose les bases d’une croissance verte tangible, où chaque dollar investi génère à la fois un bénéfice environnemental et économique.