Par la Jean-Marc Gogbeu
Le Nigéria n’est pas un pays pauvre.
C’est un pays sous-exploité.
Première économie africaine.
Première démographie du continent.
Capacité industrielle embryonnaire mais réelle.
Écosystème tech dynamique.
Ressources agricoles abondantes.
Et pourtant.
À chaque chute des cours du brut, la même panique.
À chaque tension sur le naira, la même vulnérabilité.
À chaque crise budgétaire, la même question : où sont les devises ?
La réponse est brutale.
Elles dorment ailleurs.
Selon les projections de la plateforme de l’International
Trade Centre (ITC), le Nigéria dispose de plusieurs milliards de dollars de
potentiel d’exportation non exploité hors hydrocarbures. Pas dans des secteurs
exotiques. Dans des filières déjà existantes.
Le pays exporte du cacao brut.
Le monde achète du beurre, de la poudre, du chocolat industriel.
Le pays produit du sésame.
L’Asie demande des volumes premium traçables.
Le pays récolte des noix de cajou.
La valeur ajoutée est captée ailleurs.
Le pays possède du gaz.
L’Afrique importe encore massivement ses engrais.
Le pays forme des développeurs.
Les contrats IT internationaux restent marginaux.
Le problème n’est pas le potentiel.
Le problème est structurel.
Énergie instable.
Financement industriel court-termiste.
Certification internationale insuffisante.
Logistique portuaire coûteuse.
Politique industrielle fragmentée.
La diversification n’est pas un slogan.
C’est une discipline.
Chaque milliard non capté hors pétrole maintient la
dépendance.
Chaque chaîne de valeur incomplète exporte de l’emploi.
Chaque transformation non réalisée finance une industrie étrangère.
Le Nigéria a une fenêtre.
La ZLECAf redessine les flux intra-africains.
La demande asiatique en produits agricoles transformés explose.
Les chaînes mondiales se réorganisent.
La question n’est plus économique.
Elle est stratégique.
Le Nigéria veut-il rester une économie d’extraction ou
devenir une économie de transformation ?
Car la rente pétrolière protège.
Mais elle anesthésie.
Diversifier demande du courage politique.
Investir dans l’industrie demande de la cohérence.
Accepter la rigueur réglementaire demande de la vision.
Les données sont là.
Le potentiel est là.
Les marchés sont là.
Ce qui manque encore, c’est l’alignement.
Combien de milliards le Nigéria est-il prêt à laisser
dormir avant de transformer son potentiel en puissance commerciale réelle ?
Le temps du diagnostic est passé.
Place à l’exécution.
Zinia Farnandiz Sep 28, 2024
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