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  • 14/10/2026

Financement du secteur privé : La BADEA engage 50 millions d’euros pour la Guinée et l’Afrique centrale

La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a conclu deux accords de financement représentant un total de 50 millions d’euros avec Vista Bank Guinea et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC). Ces ressources doivent notamment contribuer à améliorer l’accès des entreprises au crédit et à soutenir le développement du secteur privé.

 

Deux accords, deux circuits de financement, mais une même priorité : renforcer les capacités des entreprises africaines à accéder aux ressources nécessaires à leur développement. La BADEA a signé une facilité de crédit de 20 millions d’euros avec Vista Bank Guinea et un accord de 30 millions d’euros avec la BDEAC, destiné au financement du secteur privé en Afrique centrale.

 

En Guinée, le partenariat avec Vista Bank Guinea vise particulièrement les petites et moyennes entreprises (PME). L’objectif est d’améliorer leur accès au financement, un enjeu important pour les entreprises qui ont besoin de ressources pour investir, développer leurs activités et créer des emplois.

 

L’accord a été signé par Abdullah Kh Almusaibeeh, président de la BADEA, et Yao Kouassi, directeur général de Vista Group Holding. Selon la banque de développement, Vista Bank Guinea devient la première banque commerciale du pays à conclure avec elle un partenariat de financement spécifiquement consacré à la promotion du secteur privé.

 

Le recours à une banque commerciale permet à la BADEA de s'appuyer sur un intermédiaire financier présent sur le marché local pour acheminer ses ressources vers les entreprises. L'efficacité du dispositif dépendra toutefois des modalités de mise en œuvre, des conditions d'accès aux crédits et de la capacité des PME à satisfaire aux exigences de financement.

 

30 millions d’euros pour le secteur privé en Afrique centrale

 

Le second accord porte sur une enveloppe de 30 millions d’euros accordée à la BDEAC. Signé par Abdullah Kh Almusaibeeh et Dieudonné Evou Mekou, président de l'institution régionale, il doit renforcer les moyens dont dispose cette dernière pour financer des projets du secteur privé dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

 

À travers cette facilité, la BADEA entend contribuer au financement d'activités économiques susceptibles de soutenir l'intégration régionale, la création d'emplois et l'amélioration des conditions de vie. Contrairement au partenariat guinéen, qui passe par une banque commerciale, ce mécanisme s'appuie sur une institution régionale de financement du développement.

 

La BDEAC intervient dans les six pays de la CEMAC : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad. Le financement annoncé lui donne ainsi des ressources supplémentaires pour accompagner des projets relevant du secteur privé dans cet espace économique.

 

Le défi de l’accès effectif au crédit

 

Au total, les deux accords représentent 50 millions d’euros, soit deux enveloppes destinées à renforcer les circuits de financement des entreprises en Afrique. Ils illustrent la volonté de la BADEA de travailler avec des établissements financiers nationaux et régionaux pour soutenir l'activité économique.

 

Le montant mobilisé ne suffit cependant pas, à lui seul, à mesurer l'impact attendu. Les effets réels dépendront notamment de la répartition des financements, des entreprises bénéficiaires et de la nature des projets soutenus. Les conditions financières détaillées, les échéances de remboursement et le calendrier de déploiement des ressources n'ont pas été précisés dans les annonces.

 

Pour les PME guinéennes comme pour les entreprises d'Afrique centrale, l'enjeu sera donc de transformer ces facilités en financements effectivement accessibles, capables de soutenir l'investissement productif. C'est à cette étape que se mesurera la portée économique de ces deux accords.