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  • 24/03/2026

Le FMI valide le redressement économique du Mali malgré les tensions sécuritaires

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le deuxième et dernier examen du programme de suivi par les services avec le Mali. Malgré les défis sécuritaires et humanitaires de 2025, Bamako a atteint tous ses objectifs économiques et met en place des réformes structurelles qui renforcent la croissance et la stabilité macroéconomique.

 

La direction du FMI a officiellement approuvé le 18 mars 2026 le deuxième examen du Programme de suivi par les services (PSS) avec le Mali, marquant une étape clé dans le redressement économique du pays. Mis en place en mars 2025, ce programme vise à garantir la viabilité budgétaire, renforcer la gouvernance et protéger les populations vulnérables.

 

Pour 2025, l’économie malienne avait été freinée par les attaques terroristes qui ont perturbé la production d’or et l’approvisionnement en carburant. Mais le Mali montre aujourd’hui des signes clairs de reprise : l’apaisement des tensions sécuritaires et le rebond de l’or augurent d’une croissance plus soutenue pour 2026. Les mesures pour rétablir l’approvisionnement en carburant, rembourser les arriérés de dette intérieure et résoudre les différends miniers devraient encore renforcer cette dynamique.

 

Le FMI souligne que tous les objectifs quantitatifs et indicatifs du programme ont été atteints, et parfois dépassés. La numérisation des recettes fiscales, l’interconnexion des administrations et la publication transparente des rapports d’utilisation des décaissements de la Facilité de crédit rapide ont été réalisées avec rigueur. Ces efforts témoignent d’une volonté affirmée de gestion transparente et efficace des finances publiques.

 

Malgré une politique budgétaire jugée appropriée, les services du FMI recommandent une prudence particulière face aux recettes exceptionnelles liées aux cours élevés de l’or et du lithium. Le budget 2026 reste conforme au plafond de déficit de 3% du PIB fixé par l’UEMOA, s’appuyant sur une mobilisation accrue des recettes intérieures et un contrôle strict des dépenses courantes.

 

Parmi les réformes prioritaires : élargissement de l’assiette fiscale, renforcement des administrations fiscale et douanière, meilleure gestion des finances publiques, correction des vulnérabilités des entreprises publiques et préservation des ressources pour l’investissement et la protection sociale.

 

Pour le FMI, le Programme de stabilisation et de croissance a permis au Mali de consolider ses institutions, d’ouvrir un dialogue politique constructif et de mettre en œuvre des réformes favorisant la stabilité et la croissance durable. Les services du Fonds continueront de collaborer étroitement avec les autorités maliennes pour soutenir les réformes et répondre aux priorités économiques émergentes.