Le Togo a instauré une taxe à l’exportation sur trois
filières agricoles stratégiques : la noix de cajou, le soja et le karité. Cette
mesure, inscrite dans la loi de finances 2026, est entrée en vigueur le 1er
janvier 2026. Elle s’inscrit dans une réorientation de la politique commerciale
du pays, destinée à encourager la transformation locale des produits agricoles.
Selon les autorités togolaises, cette disposition vise à
freiner les exportations de produits agricoles à l’état brut et à permettre au
pays de capter une part plus importante de la valeur ajoutée issue de ces
filières, qui comptent parmi les principales sources d’exportation. Selon
les nouvelles dispositions, les tarifs appliqués à ces produits sont compris
entre 1 F et 100 FCFA par kilogramme, conformément aux modalités définies par
voie réglementaire.
À travers cette taxe, le gouvernement entend stimuler
l’investissement dans des unités locales de transformation en incitant les
opérateurs économiques à transformer les produits sur place. Cette démarche
s’inscrit dans la continuité des actions déjà engagées par l’exécutif. En
octobre 2018, un décret avait ainsi instauré un prélèvement spécifique sur l’exportation
des noix de cajou, dénommé Prélèvement sur les noix de cajou (PNC), dans le but
de soutenir l’industrialisation de la filière.
S’agissant du karité, la mesure prolonge une dynamique
amorcée en mars 2025, marquée par la suspension temporaire des exportations de
noix et d’amandes de karité afin de garantir l’approvisionnement des unités
locales de transformation, souvent confrontées à une pénurie de matière
première.
La filière soja, quant à elle, représente une source de
revenus essentielle pour près de 200 000 ménages. Pour la campagne agricole
2025-2026, les autorités, en collaboration avec les acteurs du secteur,
ambitionnent la commercialisation de 200 000 tonnes, avec un objectif de
production porté à 500 000 tonnes à l’horizon 2026.
Au-delà de la promotion de la transformation locale,
l’instauration de cette taxe s’inscrit également dans la volonté de l’État
togolais de diversifier ses ressources fiscales, tout en renforçant les chaînes
de valeur agricoles. L’objectif affiché est de favoriser la création d’emplois,
d’accroître les recettes publiques et de renforcer les retombées économiques des
productions agricoles.
Toutefois, cette mesure suscite des inquiétudes au sein des
organisations de producteurs. Certains redoutent que cette nouvelle charge
fiscale ne soit répercutée sur les prix d’achat payés aux producteurs, ce qui
pourrait fragiliser davantage des revenus déjà modestes. Ces préoccupations
alimentent le débat autour de la mise en œuvre effective de cette mesure.
Parallèlement, la loi de finances 2026 prévoit également des
dispositions ciblées en faveur des filières productives. Les produits destinés
à l’élevage et à la pêche bénéficient d’une exonération de TVA afin de réduire
le coût des intrants et de stimuler la production locale.
Zinia Farnandiz Sep 28, 2024
Absolutely loved this post! Your tips on how to style a blazer are spot on. Keep up the great work, can’t wait for your next post!
Loren Watson Sep 18, 2024
Cover broad of topic in web development industry. Explained a lot of basic programming knowledge with easy to understand explanation.
Walter White Sep 29, 2024
Employees who have the flexibility to work remotely often report higher job satisfaction. This can lead to increased employee retention workforce.