Le Conseil Café‑Cacao (CCC) a voulu parler clair.
Le 14 janvier 2026, face aux inquiétudes croissantes dans la filière
cacao, son directeur général, Yves Brahima Koné, a tenu une conférence de
presse à Abidjan pour livrer un message sans ambiguïté :
« Toute la production issue des plantations
ivoiriennes sera achetée. »
Cette déclaration marque la réponse officielle la plus
ferme depuis le début des tensions observées autour de la campagne café‑cacao
2025‑2026.
Un message de réassurance aux producteurs
Devant la presse, le directeur général du CCC a
rappelé que le bien‑être du producteur reste, selon lui, au cœur des
priorités du gouvernement ivoirien.
Il a mis en avant les efforts consentis par les
autorités, notamment :
La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao
avec une production estimée à environ 1,3 million de tonnes, disposerait,
selon le CCC, d’un dispositif suffisamment solide pour absorber toute la
récolte.
Des chiffres pour appuyer le discours
Le Conseil Café‑Cacao s’appuie sur plusieurs
indicateurs pour étayer son optimisme :
Ces chiffres sont présentés comme la preuve que la
campagne 2025‑2026 se déroule dans des conditions globalement satisfaisantes.
La question sensible des camions « bloqués
»
Le point le plus attendu de la conférence concernait
les informations faisant état de camions chargés de cacao immobilisés aux
abords des ports.
Sur ce sujet, le ton du CCC a été particulièrement
ferme.
Yves Brahima Koné a dénoncé ce qu’il qualifie de désinformation, précisant
:
« Aucune cargaison de cacao ne peut quitter la zone de
production sans connaissement dûment validé. Les camions signalés en zone
portuaire sont dans l’illégalité. »
Il a également assuré que l’activité portuaire se
déroule normalement, affirmant qu’environ 300 camions ont été déchargés la
veille dans les installations d’Abidjan.
Un communiqué qui répond à un climat tendu
Si le CCC insiste sur la normalité de la campagne,
cette prise de parole intervient dans un contexte de mécontentement
exprimé par certains producteurs et relayé par la presse économique.
Des articles ont récemment évoqué :
Le Conseil Café‑Cacao ne nie pas l’existence de
difficultés ponctuelles, mais les attribue essentiellement à des problèmes
de conformité administrative et à des pratiques opérant en dehors du cadre
officiel.
Entre discours macroéconomique et réalités
locales
Le communiqué du 14 janvier met ainsi en lumière
un écart de perception au sein de la filière.
D’un côté, l’institution régulatrice raisonne en
volumes globaux, en flux logistiques et en règles de marché.
De l’autre, certains producteurs jugent la situation à l’aune de critères plus
immédiats : rapidité de paiement, accès aux acheteurs et liquidités
disponibles.
Le CCC affirme que le système fonctionne.
Les producteurs attendent, eux, que cette normalité se traduise concrètement
dans leurs revenus.
Un test de crédibilité pour la filière
En affirmant que toute la production sera achetée,
le Conseil Café‑Cacao engage désormais sa crédibilité.
Les prochaines semaines seront décisives.
Elles diront si les assurances données le 14 janvier 2026 parviendront à
dissiper durablement les doutes et à rétablir la confiance dans l’une des
filières les plus stratégiques de l’économie ivoirienne.
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