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  • 30/07/2026

Cameroun : Afriland First Bank décroche une facilité de 50 millions d’euros auprès de l’ICD pour accélérer le financement des entreprises

Afriland First Bank Cameroun renforce son arsenal de financement avec un nouvel appui international. La banque et l’Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), institution membre du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), ont signé une déclaration d’intention portant sur la structuration d’une facilité de financement syndiqué de 50 millions d’euros (environ 32,8 milliards FCFA).

 

Signé en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la BID à Bakou, en Azerbaïdjan, l’accord marque une nouvelle étape dans le partenariat entre les deux institutions et vise à accroître les capacités de financement d’Afriland First Bank au bénéfice du secteur privé camerounais.

 

Pour la banque, cette enveloppe doit notamment permettre d’accompagner davantage les Petites et Moyennes Entreprises (PME), considérées comme un moteur essentiel de création d’emplois, d’innovation et de croissance économique.

 

« Cette signature constitue une marque de confiance et une reconnaissance internationale de notre modèle de finance islamique, qui privilégie le financement d’activités productives, la création de valeur durable et le partage des risques entre les parties prenantes », a déclaré Hervé Ayissi, Directeur Général Adjoint d’Afriland First Bank.

 

Au-delà de l’effet d’annonce, cette opération traduit l’intérêt croissant des institutions financières islamiques pour le financement des économies africaines, dans un contexte où les entreprises du continent restent confrontées à un déficit structurel d’accès au crédit.

 

Une enveloppe destinée aux secteurs productifs

 

La facilité envisagée devrait cibler plusieurs secteurs stratégiques de l’économie camerounaise, notamment l’agriculture, l’agro-industrie, la santé, l’industrie manufacturière et les transports.

 

À travers ce mécanisme, Afriland First Bank et l’ICD ambitionnent de renforcer l’inclusion financière, d’améliorer la compétitivité des entreprises locales et de soutenir des projets alignés sur les priorités de développement du Cameroun, notamment la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

 

Pour l’ICD, cet engagement s’inscrit dans sa mission de soutien au secteur privé dans ses États membres, à travers des solutions conformes aux principes de la finance islamique et orientées vers une croissance durable.

 

Plus de 63 millions d’euros déjà mobilisés auprès de l’ICD

 

Cette nouvelle opération vient approfondir une relation financière déjà établie entre les deux partenaires. Depuis le début de leur collaboration, Afriland First Bank Cameroun a bénéficié de quatre lignes de financement de l’ICD pour un montant cumulé de 63 millions d’euros.

 

Avec cette nouvelle facilité, la banque entend accroître sa capacité à mobiliser des ressources internationales et à élargir son soutien aux entreprises camerounaises.

 

Les performances financières affichées par Afriland First Bank renforcent également sa position dans l’écosystème bancaire national. À fin décembre 2025, la banque revendiquait plus de 1 200 milliards FCFA de financements mobilisés en faveur des entreprises privées, un encours de crédits de 1 667 milliards FCFA, des dépôts clientèle de 1 950 milliards FCFA et un total bilan de 2 550 milliards FCFA.

 

La finance islamique comme levier alternatif de financement

 

Créée en 1999 et basée à Djeddah, en Arabie saoudite, l’Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD) est l’institution de financement du secteur privé du Groupe de la BID. Elle intervient dans 56 États membres et dispose d’un capital autorisé de 4 milliards de dollars.

 

Notée A2 par Moody’s, A+ par Fitch Ratings et A par S&P Global Ratings, l’institution cherche à développer des mécanismes de financement favorisant l’investissement productif, le développement des marchés de capitaux et la participation accrue du secteur privé dans les économies émergentes.

 

Pour le Cameroun, où les besoins de financement des entreprises restent importants, ce type de partenariat constitue un levier supplémentaire pour diversifier les sources de capitaux et soutenir la transformation économique.