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  • 14/04/2026

Marché obligataire : la BRVM accélère la titrisation avec deux nouvelles cotations majeures


La BRVM a officialisé, l’admission à sa cote de deux nouveaux Fonds Communs de Titrisation de Créances (FCTC). Il s’agit des titres « FCTC KEUR SAMBA NSIA BANQUE CI 7,00 % 2025–2030 » et « FCTC KEUR SAMBA ORABANK CI 7,00 % 2025–2030 », désormais négociables sur le compartiment obligataire du marché régional.

Ces opérations, portées respectivement par NSIA Banque Côte d'Ivoire et Orabank Côte d'Ivoire, ont été réalisées le 08 avril 2026, sous la supervision de l’AMF-UMOA. Elles ont été intégralement souscrites par les investisseurs, témoignant de l’intérêt du marché pour ce type d’instrument.

Le directeur général de la BRVM, le Dr Edoh Kossi Amenounvé, a indiqué que cette double cotation constitue un levier stratégique pour renforcer le financement des petites et moyennes entreprises au sein de l’espace de l’UEMOA. Selon lui, la titrisation permet aux banques d’optimiser la gestion de leurs bilans tout en mobilisant des ressources sur le long terme. Cette initiative vise à diversifier les mécanismes de financement nécessaires à la croissance des économies de l’Union.

Depuis la mise en place de ce mécanisme en 2016, le marché régional a enregistré un total de 26 émissions, permettant de lever plus de 1 168 milliards de FCFA. Avec ces deux nouvelles cotations, la BRVM porte à 15 le nombre total de FCTC admis à sa cote officielle. Ces données illustrent le développement progressif de cet instrument financier et de l’attractivité croissante du marché financier régional auprès des acteurs économiques.

La BRVM a réaffirmé son engagement à soutenir le développement de l’UEMOA à travers le déploiement d’outils financiers innovants tels que les obligations thématiques, les ETF et le futur marché des dérivés. Elle a également encouragé les institutions financières, les entreprises et les acteurs publics à recourir davantage à la titrisation, afin de tirer profit de la mobilisation des investisseurs pour répondre aux besoins de financement réels dans l’espace communautaire.