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  • 10/03/2026

Nigéria / Hydrocarbures : La fin du feuilleton OPL 245 ouvre la voie à 150 000 barils/jour

Après plus de deux décennies de litige et d’incertitudes, le Nigéria franchit un cap historique. La résolution du différend autour du bloc pétrolier OPL 245 permet le lancement du projet stratégique Zabazaba–Etan, promettant un renfort majeur à la production nationale et à la sécurité énergétique du pays.


Le 5 mars 2026 restera dans les mémoires comme une date charnière pour le secteur énergétique nigérian. Selon Bachir Bayo Ojulari, PDG de NNPC Limited, la résolution du différend OPL 245 marque “une étape clé dans l’exploitation responsable de nos ressources stratégiques”.

 

Ce litige, qui remonte à 1998, impliquait Malabu Oil & Gas, l’ancien ministre du pétrole Dan Etete, ainsi que des géants pétroliers internationaux comme ENI et Shell. À l’origine, le bloc a été attribué à Malabu, puis contesté et transféré à plusieurs reprises, entraînant des années de procès et des accusations de corruption internationales.

 

En 2011, un accord controversé prévoyait le versement d’environ 1,3 milliard de dollars pour sécuriser la licence. Mais malgré cet accord, OPL 245 est resté inexploité pendant plus d’une décennie en raison des contestations judiciaires et des incertitudes sur la propriété.

 

Aujourd’hui, la situation a changé. Le gouvernement fédéral nigérian et NNPC Limited ont clarifié les droits et responsabilités, permettant le démarrage du projet Zabazaba–Etan. Ce gisement en eau profonde pourrait ajouter 150 000 barils par jour à la production nationale, un chiffre qui renforcera significativement la sécurité énergétique et la résilience économique du Nigéria.

 

Cette résolution illustre également l’importance de la collaboration entre acteurs publics et privés, et la nécessité de transparence et de persévérance dans la gestion des ressources naturelles. Elle offre une leçon aux autres pays africains sur la manière de résoudre des conflits complexes autour des ressources stratégiques.

 

Pour le Nigéria, il ne s’agit pas seulement de chiffres et de production. Il s’agit de restaurer la confiance des investisseurs, de sécuriser un actif stratégique et de préparer l’avenir énergétique du pays dans un contexte mondial où le pétrole reste un moteur économique majeur.