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  • 10/03/2026

Ghana : Olam Agri lance sa première usine de pâtes alimentaires

Avec un investissement de 40 millions USD et une capacité annuelle de 60 000 tonnes, Olam Agri Ghana inaugure sa première usine de pâtes alimentaires à Tema. Cette initiative promet de réduire les importations, de stimuler l’emploi et de renforcer la sécurité alimentaire dans le pays.

 

Une étape majeure pour l’industrie agroalimentaire ghanéenne

 

Le 5 mars 2026, la zone industrielle de Tema a accueilli la toute première usine de pâtes alimentaires du Ghana. L’inauguration officielle, en présence du gouvernement ghanéen et de représentants d’Olam Agri, marque un tournant dans l’industrialisation locale et la stratégie de substitution aux importations.

 

Selon Pulse Ghana, l’usine a été financée à hauteur de 40 millions de dollars et dispose d’une capacité de production de 60 000 tonnes par an, destinée à répondre à une part importante de la demande intérieure.

 

« Cette usine illustre notre engagement à soutenir l’industrialisation locale et à renforcer la sécurité alimentaire du Ghana », a déclaré James Mensah, directeur général d’Olam Agri Ghana.

 

Réduction de la dépendance aux importations

 

Pendant des décennies, le Ghana a dû importer l’essentiel de ses pâtes alimentaires, représentant environ 60 000 tonnes par an, soit plusieurs dizaines de millions de dollars en devises étrangères. Cette dépendance pesait lourdement sur la balance commerciale et limitait le développement des filières locales.

 

L’ouverture de l’usine permet désormais au Ghana de produire localement l’essentiel de ses besoins, tout en réduisant la fuite de devises et en créant une chaîne de valeur locale durable.

 

Impacts économiques et sociaux

 

Création d’emplois

L’usine génère des emplois directs dans la production et la logistique, mais stimule également des emplois indirects dans la distribution, les services et l’agriculture.

 

Renforcement des capacités industrielles

La présence d’une unité de transformation alimentaire de cette envergure incite à développer les cultures de blé et de céréales locales, tout en renforçant les compétences techniques et industrielles du pays.

 

Substitution aux importations et gain en devises

En produisant localement, le Ghana peut économiser jusqu’à 30 millions de dollars par an sur les importations de pâtes alimentaires, selon des estimations du ministère de l’Industrie et du Commerce.

 

Effet d’entraînement régional

 

L’impact de cette usine dépasse les frontières ghanéennes. D’autres pays de la sous-région, confrontés aux mêmes enjeux d’importations alimentaires, observent attentivement cette avancée. Le modèle pourrait inspirer le Nigéria, le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, qui cherchent à développer leurs filières industrielles et à sécuriser l’approvisionnement alimentaire local.

 

La mise en service de la première usine de pâtes alimentaires du Ghana n’est pas un simple fait industriel : c’est une victoire stratégique pour l’économie locale. Elle illustre la capacité du pays à industrialiser ses filières alimentaires, à créer de la valeur ajoutée et à renforcer sa sécurité alimentaire.

 

Pour un pays historiquement dépendant des importations, cette initiative représente un pas concret vers l’autonomie industrielle et alimentaire, tout en générant des emplois et en préservant les devises.