Le Fonds monétaire international (FMI) vient de lancer un signal d’alerte. Selon sa directrice générale, Kristalina Georgieva, les nouvelles taxes douanières américaines représentent un danger pour la croissance mondiale. Dans un contexte où l’économie mondiale peine déjà à reprendre, ces mesures risquent d’aggraver les tensions et de freiner la reprise.
Depuis début 2025, les États-Unis ont durci leur politique commerciale. Le 4 mars, des surtaxes de 25% ont frappé les produits canadiens et mexicains, sauf les hydrocarbures canadiens, taxés à 10%. La Chine a vu ses exportations taxées à 20%, après une première hausse à 10% en février. L’Union européenne n’a pas été épargnée : une taxe de 25% sur ses biens a été annoncée le 26 février. Ces mesures visent à protéger l’industrie américaine et à ramener des emplois aux États-Unis.
Les secteurs clés sont dans le viseur. À partir du 3 avril 2025, les importations d’automobiles, de pièces détachées et d’acier seront taxées à 25%, voire 50% dans certains cas. L’objectif ? Réindustrialiser le pays. Mais les conséquences pourraient être lourdes pour tous.
Les partenaires commerciaux ripostent déjà. Le Canada, le Mexique, la Chine et l’UE prévoient des taxes en retour. L’UE menace de frapper le bourbon, les motos Harley-Davidson ou les produits agricoles américains. Le Canada vise l’acier et l’aluminium. Ces échanges risquent de déclencher une guerre commerciale à grande échelle.
Pourquoi le FMI s’inquiète-t-il ? Les taxes augmentent les coûts pour les entreprises et les consommateurs. Elles perturbent les chaînes d’approvisionnement mondiales. Pour les ménages, cela signifie des prix plus élevés. Pour les marchés, une incertitude croissante. Pour l’économie globale, un risque d’inflation et de ralentissement.
Le FMI prépare une analyse détaillée. Ses projections seront publiées lors des réunions de printemps en avril 2025. Mais dès maintenant, Kristalina Georgieva appelle à la coopération. Elle insiste : il faut éviter d’aggraver la situation.
Cette politique protectionniste pourrait marquer un tournant. Si les États-Unis gagnent des emplois, ils risquent aussi d’isoler leur économie. Pour le reste du monde, le danger est une fragmentation des échanges et une perte de confiance. Le 2 avril, qualifié par Trump de « Jour de la Libération », pourrait bien devenir un moment de rupture pour le commerce mondial.
Les semaines à venir seront cruciales. Vaudra-t-il mieux coopérer ou s’affronter ? L’avenir de l’économie mondiale en dépend. À suivre.