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  • 10/03/2026

Algérie : L’un des plus grands gisements de zinc et de plomb d’Afrique prêt à entrer en exploitation

Alors que l’économie algérienne cherche à diversifier ses sources de revenus hors hydrocarbures, le pays s’apprête à franchir une étape majeure dans le secteur minier. D’ici la fin mars 2026, l’exploitation industrielle de la mine de Tala Hamza – Oued Amizour, située dans la wilaya de Béjaïa, devrait démarrer, positionnant l’Algérie parmi les acteurs importants du zinc et du plomb à l’échelle mondiale.

 

Le projet, porté par la joint‑venture Western Mediterranean Zinc (WMZ), bénéficie d’un investissement total de 471 millions de dollars. Selon les prévisions officielles, il permettra une production annuelle de 170 000 tonnes de concentré de zinc et 30 000 tonnes de plomb, des volumes qui font de ce gisement l’un des plus significatifs du continent africain.

 

Depuis le début des travaux préparatoires en 2023, les autorités algériennes ont enchaîné les étapes clés : études de faisabilité, installation des infrastructures industrielles et négociation des partenariats internationaux, notamment avec la société chinoise Sinosteel pour la construction de l’usine de traitement. Cette progression permet désormais d’annoncer un démarrage imminent, après plus de deux décennies de gestation du projet.

 

L’exploitation de Tala Hamza – Oued Amizour s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique. Elle complète deux autres projets emblématiques : le gisement de fer de Gara Djebilet, près de Tindouf, déjà opérationnel, et le projet de phosphates de Tébessa, dont la production commerciale est prévue pour 2027. Ensemble, ces initiatives visent à réduire la dépendance de l’Algérie aux hydrocarbures et à renforcer son rôle dans le marché des matières premières stratégiques.

 

Pour les experts, ce lancement est plus qu’un simple chiffre de production. Il ouvre des perspectives pour l’industrialisation régionale, la création d’emplois qualifiés et le renforcement des capacités locales dans l’ingénierie minière. Dans un contexte où le zinc et le plomb sont essentiels pour l’industrie automobile, la construction et les technologies vertes, ce projet pourrait rapidement placer l’Algérie sur la carte des fournisseurs incontournables pour les marchés africains et européens.

 

Alors que la date officielle de démarrage est fixée pour fin mars 2026, les acteurs économiques observent avec attention l’impact que ce gisement pourrait avoir sur les équilibres commerciaux et sur l’attractivité du pays pour de futurs investisseurs miniers.