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  • 13/07/2026

Assurance inclusive : la FANAF adopte un Pacte panafricain en 23 résolutions pour changer d’échelle


Au terme de trois jours d'échanges à Cotonou, les États généraux de l’assurance pour tous se sont achevés par l’adoption d’un Pacte panafricain pour l’assurance inclusive, baptisé « Appel de Cotonou ». Articulé autour de 23 résolutions, ce document établit une feuille de route destinée à accélérer le développement de l’assurance inclusive sur le continent.

A l’issue des assises, le président de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF), Mamadou Koné, et le président de l’Association des sociétés d’assurances du Bénin (ASA Bénin), Hervé Tchiakpé, ont mis en avant la portée stratégique de cette initiative.

Mamadou Koné a précisé que le Pacte repose sur plusieurs axes majeurs. Il prévoit notamment des résolutions sur la fiscalité, jugées essentielles pour lever les freins à la démocratisation de l’assurance ; des engagements en faveur d’une meilleure prise en compte du genre ainsi que l’instauration d’une Journée FANAF dédiée à l’assurance inclusive, appelée à devenir un rendez-vous annuel. A tout cela sera ajouté des rencontres de restitution organisées dans les différents marchés membres de la FANAF afin de promouvoir le Pacte et d’élargir l’adhésion à l’Appel de Cotonou.

Le texte comporte également un important volet réglementaire. L’objectif est de promouvoir un cadre de supervision plus adapté aux spécificités de l’assurance inclusive, avec une régulation proportionnée aux risques couverts, tout en maintenant la mission essentielle des autorités de contrôle en matière de protection des assurés et des bénéficiaires.

Selon le président de la FANAF, ces différentes mesures répondent aux cinq principaux obstacles identifiés par les participants comme freinant l’accès des populations aux produits d’assurance.

Les travaux ont par ailleurs mis en évidence un enjeu central : la confiance. Pour Mamadou Koné, le règlement rapide et efficace des sinistres demeure le principal levier pour restaurer la crédibilité du secteur et favoriser son expansion auprès des populations. « Cette confiance repose notamment sur la qualité du règlement des sinistres, qui demeure le principal levier de crédibilité pour notre secteur », a-t-il relevé.

De son côté, Hervé Tchiakpé a insisté sur l’importance de traduire rapidement les engagements en actions concrètes. Il a souligné que chaque résolution est assortie d’un calendrier précis de mise en œuvre, certaines devant être appliquées immédiatement tandis que d’autres seront déployées progressivement. Une approche qui, selon lui, constitue un gage de crédibilité et d'efficacité.

Les États généraux ont identifié plusieurs priorités stratégiques pour renforcer la couverture assurantielle sur le continent. Les futures offres s’adresseront en particulier aux populations à faibles revenus, avec le développement de solutions en assurance-vie, en micro-assurance santé, en assurance destinée aux très petites entreprises (TPE) ainsi qu’en assurance agricole.

Les participants ont également formulé plusieurs recommandations à l’intention des États, des administrations fiscales et des régulateurs, afin de créer un environnement propice au développement de ces nouveaux produits d’assurance.

À travers l’Appel de Cotonou, les acteurs du secteur réaffirment leur volonté de transformer durablement le marché africain de l’assurance et d’accélérer l’accès de millions de personnes, encore privées de toute couverture, à des solutions d’assurance adaptées.

 

 

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