Le ministère de la
Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a prévu un
budget de 61 milliards FCFA (109,4 millions de dollars) pour ses activités en
2026. Cette prévision budgétaire a été examinée et validée lors de la deuxième
session ordinaire du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM),
fin décembre 2025.
Le Plan de travail
annuel (PTA) ainsi validé comprend 156 activités. Celles-ci concernent
notamment le déploiement de 270 km de fibre optique, la poursuite de la
couverture en réseaux mobiles et en connexion haut débit des 750 zones blanches
identifiées, l’opérationnalisation des mini-datacenters, l’accompagnement de la
dématérialisation de 100 procédures administratives, la réalisation des maisons
du citoyen et le renforcement de la législation sur le numérique.
La prévision
budgétaire pour 2026, estimée à 61 milliards FCFA, double celle du PTA 2025
(environ 30,4 milliards FCFA). En 2025, les réalisations ont notamment porté
sur le déploiement des plateformes CIM et CIMEX dans plusieurs structures
publiques, la délivrance de 338 agréments informatiques, l’extension du réseau
national de fibre optique à plus de 11 292 km et la connexion de 88 nouveaux
bâtiments au RESINA. Elles incluent aussi l’acquisition de 5 datacenters, le
renforcement des compétences numériques de 169 jeunes filles, le recrutement et
la formation de 214 agents IT, ainsi que le lancement des « Zama tchéy »,
ou maisons du citoyen, pour rapprocher les services postaux des populations.
Cette hausse
budgétaire intervient dans un contexte où le gouvernement ambitionne de
positionner le pays comme un leader africain de l'intégration des TIC dans des
secteurs essentiels tels que l'administration publique, l'éducation, la santé,
le commerce et l'agriculture. Les autorités misent également sur les
technologies numériques pour accélérer le développement socio-économique. 12 chantiers
prioritaires ont été identifiés pour accompagner cette vision à l’horizon 2030.
Pour le moment, le
pays se classe 175e sur 193 selon l’indice de développement de l’e-gouvernement
(EGDI) des Nations unies et affiche un score de 0,2895 sur 1, inférieur aux
moyennes de la sous-région Afrique de l’Ouest (0,3957), de l’Afrique (0,4247)
et du monde (0,6382).
Concernant la cybersécurité,
le Burkina Faso se classe dans le troisième palier sur 5 de l’Indice global de
l’Union internationale des télécommunications (UIT). Le pays s’en sort
relativement bien en matière d’organisation, de cadre législatif et de
coopération. Toutefois, il doit se renforcer dans les piliers de mesures
techniques et de développement des capacités.
En augmentant de
manière significative son budget dédié au numérique, l’État burkinabè affiche
une volonté affirmée de rattraper son retard et de s’imposer comme un acteur
majeur du digital en Afrique de l’Ouest. La mise en œuvre concrète des 156
activités programmées sera déterminante pour convertir cette ambition
budgétaire en avancées réelles au bénéfice de l’administration, du secteur
privé et des citoyens.
Avec
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