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  • 14/01/2026

Côte d’Ivoire : 50 milliards de dollars pour un partenariat arabe-africain transformateur

Abidjan s’impose comme un carrefour stratégique pour le financement du développement africain. Ce mardi 13 janvier 2026, le vice-président Tiémoko Meyliet Koné a reçu au Palais présidentiel une délégation conjointe du Groupe de Coordination Arabe (ACG) et du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). L’objectif est clair : transformer une coopération traditionnelle en un partenariat stratégique de grande envergure, capable de mobiliser des financements massifs et coordonnés pour le continent.

 

Le communiqué officiel du vice-président précise que le Groupe de Coordination Arabe prévoit de mobiliser 50 milliards de dollars d’ici 2030 pour soutenir le développement en Afrique, avec la Côte d’Ivoire proposée comme premier pays de mise en œuvre. « Cette initiative traduit la confiance accordée à notre vision économique et à notre stabilité institutionnelle », a souligné Tiémoko Meyliet Koné.

 

Les discussions ont identifié des secteurs prioritaires : infrastructures, agriculture, urbanisme et secteur minier. Ces domaines représentent des leviers cruciaux pour la croissance et l’emploi. L’agriculture, par exemple, reste un pilier de l’économie ivoirienne, avec près de 20% du PIB national et une large part de la population active concernée. Les infrastructures et l’urbanisme visent à soutenir l’expansion des villes et des zones industrielles, tandis que le secteur minier pourrait bénéficier d’investissements structurants pour accroître la valeur ajoutée locale et renforcer les recettes publiques.

 

Au-delà des montants, ce partenariat incarne une coopération Sud–Sud structurée, combinant l’expertise et les ressources de l’ACG et de la BAD. Pour le continent, il ne s’agit pas seulement de fonds, mais de capacités de planification, de coordination et de cofinancement inédites, susceptibles de concurrencer les modes traditionnels d’aide internationale.

 

Cette rencontre marque un tournant stratégique pour la Côte d’Ivoire. Elle positionne le pays comme un hub régional pour les investissements et envoie un signal fort aux acteurs économiques : la Côte d’Ivoire est prête à accueillir des projets de grande envergure, tout en garantissant transparence, efficacité et impact réel pour les populations.

 

Dans les semaines à venir, le suivi de ce partenariat sera déterminant. La clé réside désormais dans la mise en œuvre opérationnelle, le ciblage précis des projets et la mobilisation rapide des fonds, afin que cette promesse de 50 milliards de dollars ne reste pas un chiffre, mais se traduise par routes, écoles, fermes et infrastructures minières durables.