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  • 10/04/2026

Côte d’Ivoire : Aurum Resources franchit un nouveau palier stratégique avec 4,2 millions d’onces d’or

En Côte d’Ivoire, Aurum Resources accélère sa montée en puissance dans le secteur aurifère ouest-africain. La junior australienne annonce une révision majeure de ses ressources sur le projet Napié, désormais estimées à 1,16 million d’onces d’or, portant son portefeuille global à 4,2 millions d’onces et confirmant l’attractivité croissante du nord ivoirien pour les investisseurs miniers internationaux.

 

Dans un marché de l’or porté par des prix élevés et une ruée stratégique vers les actifs africains, la Côte d’Ivoire continue de s’imposer comme une place forte. Dernier signal en date : la réévaluation spectaculaire du projet Napié par Aurum Resources, annoncée depuis Perth, qui repositionne clairement le gisement parmi les actifs aurifères les plus prometteurs de la sous-région.

 

Le site de Napié, situé à environ 400 kilomètres au nord d’Abidjan, affiche désormais une ressource estimée à 1,16 million d’onces d’or, en hausse de 34% par rapport à la précédente estimation. La teneur moyenne, stable à 1,2 g/t, confirme une qualité de minéralisation jugée robuste dans l’industrie.

 

Mais le véritable changement de dimension est ailleurs : pour la première fois, une partie des ressources passe en catégorie « indiquée », à hauteur de 0,35 million d’onces. Dans le langage des géologues, ce glissement marque un tournant décisif. On quitte progressivement l’estimation exploratoire pour entrer dans un niveau de confiance suffisant pour envisager des études économiques avancées.

 

Sur le terrain, les zones de Tchaga et Gogbala concentrent l’essentiel des travaux actuels. Elles s’inscrivent dans la zone de cisaillement de Napié, une structure géologique de plus de 30 kilomètres, typique des grands systèmes aurifères de la ceinture birimienne. Un environnement connu pour abriter certains gisements majeurs de la région, notamment ceux opérés par Atlantic Group à Tongon, dans le nord ivoirien, ou encore les actifs régionaux de Resolute Mining.

 

Les premiers tests métallurgiques viennent renforcer la thèse économique du projet. Les essais de cyanuration affichent des taux de récupération proches de 95%, un niveau élevé qui place Napié dans la catégorie des projets techniquement compétitifs à l’échelle ouest-africaine.

 

Au total, Aurum Resources consolide un portefeuille de 4,19 à 4,2 millions d’onces d’or, réparti entre Napié et son autre actif phare, Boundiali. Ce dernier, avec plus de 3 millions d’onces, fait l’objet d’une étude de préfaisabilité attendue dans les prochaines semaines. Une étape clé qui pourrait transformer la junior en acteur minier de rang intermédiaire.

 

Sur le plan financier, la société dispose d’une trésorerie estimée à 61 millions de dollars australiens à fin mars 2026. Une position confortable qui lui permet de financer simultanément deux campagnes de forage majeures : 100 000 mètres sur Boundiali et 30 000 mètres sur Napié. Une stratégie d’intensification rare pour une junior, souvent contrainte de lever des fonds au fil de l’eau.

 

Ce momentum intervient dans un contexte ivoirien particulièrement porteur. La Côte d’Ivoire confirme son statut de hub minier émergent en Afrique de l’Ouest, avec une production annuelle estimée entre 55 et 60 tonnes d’or et une progression multipliée par trois en une décennie. L’environnement réglementaire, jugé stable et incitatif, continue d’attirer les capitaux étrangers.

 

Derrière les chiffres, une dynamique plus large se dessine : celle d’une Afrique de l’Ouest qui devient progressivement un centre de gravité mondial pour l’or, porté par la géologie, mais aussi par une meilleure structuration des politiques minières.