À l’approche de la mission économique organisée à Abidjan du 26 avril au 1er mai 2026, Youssouf Camara, Directeur général de La Maison de l’Afrique, détaille pour BankAssur Afrik+ les ambitions de cette initiative stratégique. Objectif : attirer les investisseurs, structurer des partenariats concrets et positionner la Côte d’Ivoire comme hub incontournable des affaires en Afrique de l’Ouest.
Dans un contexte
de forte dynamique économique en Côte d’Ivoire, La Maison de l’Afrique
intensifie ses actions pour rapprocher entreprises européennes et acteurs
locaux. À travers cette mission économique, l’institution entend transformer
les opportunités en projets concrets.
BankAssur Afrik+ :
Pouvez-vous nous présenter La Maison de l’Afrique et son rôle dans la promotion
économique du continent ?
Youssouf Camara :
La Maison de l’Afrique a été créée en 1974 à l’initiative des présidents
Léopold Sédar Senghor, Félix Houphouët-Boigny et Georges Pompidou. L’objectif
était de doter les acteurs africains d’un espace de rencontres et d’information
à Paris, en complément du rôle des représentations diplomatiques.
Aujourd’hui, elle
regroupe dix États africains à travers leurs chambres de commerce et
d’industrie. Sa mission est de promouvoir les économies, les cultures et les
arts africains, tout en facilitant les relations d’affaires entre l’Afrique et
ses partenaires internationaux.
Quels sont les objectifs
principaux de cette mission économique à Abidjan ?
Abidjan est une
plateforme stratégique pour les échanges économiques.
Notre objectif est de
stimuler les investissements privés en Côte d’Ivoire, soit directement, soit
via des partenariats avec des entreprises locales. Concrètement, il s’agit de :
présenter les opportunités d’investissement, créer des partenariats
économiques, mettre en avant les secteurs à fort potentiel et permettre une
meilleure compréhension de l’économie ivoirienne.
Pourquoi avoir choisi la
Côte d’Ivoire pour cette édition 2026 ?
Avec une croissance
supérieure à 6% depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire s’impose comme la
locomotive de l’Afrique de l’Ouest.
C’est la première
puissance économique de l’UEMOA, avec plus du tiers du PIB régional et plus de
40% des exportations. Elle occupe également une place stratégique au sein de la
CEDEAO.
Le dynamisme
entrepreneurial est impressionnant : le nombre d’entreprises est passé de 6 487
en 2014 à 25 429 en 2023. Les investissements directs étrangers ont eux aussi
fortement progressé, atteignant 1,753 milliard de dollars en 2023.
Quels secteurs
économiques seront particulièrement mis en avant ?
Nous mettons en avant des
secteurs à fort potentiel et en forte demande :
le tourisme et l’hôtellerie, les infrastructures et le BTP, la banque, la
grande distribution, la franchise, la santé, l’agriculture, ainsi que certaines
activités industrielles comme le soudage.
Quelles sont les
opportunités d’investissement les plus attractives ?
Aujourd’hui en Côte
d’Ivoire, les opportunités sont nombreuses. Certains secteurs se distinguent
particulièrement :
les mines, l’immobilier, l’agro-industrie, la santé, le sport, l’éducation et
le BTP.
Globalement, l’économie
offre encore de larges marges de développement pour les investisseurs
structurés.
À qui s’adresse cette
mission économique ?
Elle cible principalement
les PME et les ETI, qui constituent le cœur de notre écosystème.
Mais nous restons ouverts
à tout entrepreneur ayant une vision de long terme et souhaitant s’implanter
durablement en Côte d’Ivoire.
Que prévoit concrètement
le programme ?
La mission se déroulera
du 26 avril au 1er mai 2026, avec :
des rencontres B2B, des échanges avec des institutions économiques et des
rencontres avec des ministères stratégiques.
Les participants
échangeront notamment avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte
d’Ivoire, Côte d’Ivoire Export, CODINORM, les Douanes, le Port autonome
d’Abidjan ou encore la Cour d’arbitrage.
Comment facilitez-vous
les partenariats entre participants ?
Tous les rendez-vous sont
préparés en amont pour aligner les besoins des différentes parties.
Sur place, ce sont la
convergence des intérêts et la confiance qui permettent de concrétiser des
partenariats solides.
Qu’en est-il de
l’environnement réglementaire et opérationnel ?
La Côte d’Ivoire dispose
d’un cadre clair et structuré, avec une annexe fiscale annuelle accessible, des
codes sectoriels et un système judiciaire adapté, notamment avec le tribunal de
commerce.
Nous recommandons aux
entreprises de s’appuyer sur des experts locaux pour sécuriser leurs
opérations.
Quel impact attendez-vous
de cette mission ?
L’objectif est de créer
des connexions concrètes entre entreprises ivoiriennes et étrangères, afin de
générer des partenariats et de soutenir la croissance économique.
Des projets sont-ils déjà
en préparation ?
Oui, notamment dans le
développement de la franchise, la structuration de la petite industrie — en
particulier dans le secteur du soudage — et la transformation agricole via les
coopératives.
Un suivi est-il prévu
après la mission ?
Absolument. Cette mission
s’inscrit dans une logique de long terme, via notre réseau d’affaires Cercle
LMDA1974, qui accompagne les entreprises sur les marchés africains.
Qui peut participer et à
quelles conditions ?
Toute entreprise ou
investisseur intéressé peut participer en s’inscrivant via :
eco@lamaisondelafrique.com
Que comprend le coût de
participation ?
Le coût est fixé à 2 750
euros, hors billet d’avion, incluant l’hébergement, les déplacements, les
rencontres B2B et les activités prévues dans le programme.
Un dernier conseil aux
participants ?
Il est essentiel de
maximiser les rencontres, de développer son réseau et surtout d’arriver avec
des objectifs clairs.
Car dans ce type de
mission, la préparation fait toute la différence.
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