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  • 09/01/2026

Cuivre et technologies : Comment la RDC et la Zambie deviennent stratégiques

La demande mondiale de cuivre devrait grimper de 50% d’ici 2040, portée par l’intelligence artificielle, la robotique et la défense, selon un rapport publié jeudi dernier par S&P Global. Elle pourrait atteindre 42 millions de tonnes par an, contre 28 millions en 2025. Sans une augmentation de l’exploitation minière et du recyclage, près d’un quart de cette demande risque de ne pas être satisfaite, soit plus de 10 millions de tonnes annuelles.

 

Sur le continent africain, la RDC et la Zambie apparaissent comme des acteurs stratégiques. La RDC, avec ses gisements géants du Katanga — parmi les plus riches au monde — et la Zambie, à travers son Copperbelt, détiennent des réserves majeures de cuivre. Dans un contexte où le métal est désormais indispensable pour l’électrification, l’IA, la robotique et les applications militaires, leur production pourrait jouer un rôle déterminant pour répondre à la demande mondiale.

 

L’intelligence artificielle est un moteur particulièrement puissant de cette hausse. L’an dernier, plus de 100 projets de centres de données, d’une valeur totale proche de 61 milliards de dollars, ont été annoncés à travers le monde, nécessitant d’importants volumes de cuivre pour l’électricité, le câblage et le refroidissement. Parallèlement, les dépenses militaires croissantes, liées à des tensions internationales, soutiennent une consommation de cuivre quasiment inélastique dans ce secteur.

 

« Le facteur de demande sous-jacent est l’électrification du monde, et le cuivre est le métal de l’électrification », explique Dan Yergin, vice-président de S&P et co-auteur du rapport. Pour la RDC et la Zambie, l’enjeu est double : augmenter l’offre tout en sécurisant les chaînes logistiques et les investissements, afin de ne pas manquer une part significative d’un marché mondial en pleine expansion.

 

Alors que le Chili et le Pérou demeurent les leaders mondiaux et que la Chine domine la consommation industrielle, l’Afrique, longtemps marginale, pourrait désormais peser sur l’approvisionnement mondial de cuivre, moteur des technologies et infrastructures du futur.

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