News
  • 20/02/2026

FMI /Niger : près de 91 millions de dollars de nouveaux financements pour soutenir la croissance


Le Fonds monétaire international (FMI) et le Niger sont parvenus à un accord de principe concernant le huitième examen du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) et le quatrième examen au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). L’achèvement de ces deux revues devrait permettre un décaissement d’environ 61 millions de dollars au titre de la FEC et 30 millions de dollars au titre de la FRD.

Ces fonds visent à renforcer la stabilité macroéconomique, à jeter les bases d’une croissance résiliente et inclusive tirée par le secteur privé. Ils serviront également à appuyer les investissements visant à atténuer les risques et vulnérabilités climatiques, renforcer la résilience, préserver les infrastructures et protéger les moyens de subsistance.

L’institution a révélé que « les résultats du programme ont été globalement satisfaisants au regard des objectifs de fin juin et de fin septembre 2025, et les autorités ont poursuivi leurs efforts pour résorber les arriérés de paiement nationaux. »

Croissance, inflation et déficit : un équilibre à préserver

La croissance économique devrait rester robuste, à 6,9 % en 2025 et à 6,7 % en 2026, malgré d'importants chocs exogènes. Grâce à une récolte favorable, les prix à la consommation ont diminué de 4,6 % en 2025 et devraient augmenter modérément en 2026. Néanmoins, les risques demeurent orientés à la baisse, notamment la persistance de chocs sécuritaires et climatiques, un resserrement des conditions de financement et une réduction potentielle de l'aide au développement.

Aussi, le déficit budgétaire pour 2025 devrait rester globalement conforme aux objectifs du programme. En 2026, il devrait se creuser temporairement pour atteindre 3,7 % du PIB, reflétant des besoins de dépenses accrus liés aux chocs climatiques, partiellement compensés par les réformes fiscales prévues. Les autorités ont identifié des mesures d'urgence en matière de recettes et de dépenses au cas où les conditions de financement se durciraient davantage. Elles restent déterminées à poursuivre une stratégie d'endettement prudente, en privilégiant les financements concessionnels et en allongeant les échéances de la dette intérieure afin d'alléger la pression sur le service de la dette et de dégager des marges de manœuvre pour les dépenses prioritaires.

Les autorités nigériennes demeurent fermement engagées dans la mise en œuvre de réformes structurelles essentielles. Le rétablissement des comités d'arbitrage et de réglementation des marchés publics, l'adoption progressive du Compte unique du Trésor et des réformes plus larges de la gestion des finances publiques et de la lutte contre la corruption sont indispensables pour dynamiser la mobilisation des recettes, améliorer l'efficience des dépenses et renforcer la gouvernance, la responsabilité et la transparence. Elles poursuivront également leurs efforts pour renforcer la capacité du système bancaire à soutenir une croissance tirée par le secteur privé.