News
  • 06/03/2026

Ghana : La Belgique soutient le redressement économique après la crise financière

 Le Ghana poursuit son redressement économique après la grave crise financière de 2022-2023. Dans ce contexte, le pays a signé un accord de restructuration de sa dette avec la Belgique, huitième pays membre du Comité officiel des créanciers (OCC) à conclure un tel arrangement, marquant une étape importante dans la consolidation de ses finances publiques.

 

La crise avait résulté d’une combinaison de déficits budgétaires chroniques, d’une dette extérieure élevée et d’une inflation galopante. Les réserves de change s’étaient fortement érodées, le cedi s’était déprécié et le coût de la vie avait fortement augmenté, obligeant le gouvernement de l’époque à déclarer un défaut de paiement et à solliciter l’appui d’institutions internationales comme le FMI pour stabiliser l’économie.

 

Depuis, le gouvernement actuel, dirigé par le ministre des Finances Cassiel Ato Forson, a entrepris des réformes structurelles ambitieuses. Assainissement budgétaire, renforcement de la gouvernance fiscale et programme de restructuration de la dette extérieure ont permis de restaurer la confiance des créanciers, de stabiliser l’inflation et de renforcer la stabilité macroéconomique.

 

Lors de la cérémonie de signature, le Dr Forson a rappelé les difficultés traversées : « Nous avons traversé une période très difficile. Aujourd’hui, nous assistons à un redressement significatif et mettons en place des mécanismes pour éviter de retomber dans cette situation. »

 

L’ambassadrice belge au Ghana, Carole van Eyll, a souligné l’engagement de la Belgique à accompagner le pays dans cette phase cruciale. « Nous sommes heureux de continuer à soutenir le Ghana et de renforcer notre coopération dans les années à venir », a-t-elle déclaré, saluant les efforts du pays pour rétablir la stabilité macroéconomique.

 

Aujourd’hui, les indicateurs montrent un pays en reprise : la croissance du PIB est en hausse, l’inflation se stabilise après des pics historiques, et le cedi ghanéen retrouve un niveau plus solide face aux pressions externes. Néanmoins, le Ghana reste confronté à des défis : la dépendance à la dette extérieure demeure élevée et la diversification économique reste essentielle pour soutenir une croissance durable et réduire la vulnérabilité aux chocs internationaux.

 

L’accord avec la Belgique n’est pas seulement symbolique. Il illustre la crédibilité retrouvée du Ghana auprès de ses partenaires internationaux et ouvre la voie à un partenariat renforcé, alors que le pays consolide ses bases économiques pour éviter toute rechute et asseoir un avenir financier plus stable.