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  • 14/10/2026

Ghana : Le gouvernement obtient un financement de 323 millions d’euros pour améliorer l’accès à l’eau potable dans le nord du pays

Le gouvernement ghanéen a annoncé un montage financier de 323 millions d’euros, soit environ 212 milliards de francs CFA, pour améliorer l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement dans le nord du pays. L’enveloppe associe 98 millions d’euros de subventions européennes et néerlandaises à un prêt de 225 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI), dont l’approbation définitive reste à confirmer.

 

Le 16 octobre 2026, le ministre ghanéen des Finances, Cassiel Ato Forson, a annoncé avoir rencontré Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, pour discuter du montage financier du Northern Ghana Water and Sanitation Project. Le programme vise notamment Tamale, Yendi et Damongo, où les pénuries d’eau restent une préoccupation pour les populations.

 

Le financement annoncé repose sur trois contributions : une subvention de 68 millions d’euros de la Commission européenne, une autre de 30 millions d’euros d’Invest International, une initiative du gouvernement néerlandais, et un prêt de 225 millions d’euros de la BEI.

 

Les subventions représentent environ 30% de l’enveloppe annoncée. Cette contribution permet de financer une partie du programme sans créer une obligation de remboursement équivalente pour le Ghana. Le prêt devra, en revanche, être remboursé selon les conditions qui seront fixées dans l’accord de financement.

 

De nouvelles infrastructures d’eau et d’assainissement

 

Le programme ne porte pas uniquement sur la distribution d’eau potable. Selon la fiche du projet publiée par la BEI, il prévoit également des investissements dans le traitement des eaux et l’assainissement.

 

À Tamale et dans ses environs, les travaux doivent contribuer à moderniser les infrastructures d’approvisionnement en eau. À Damongo, le projet vise également à améliorer les capacités d’accès à l’eau potable.

 

La composante assainissement prévoit la construction de trois installations de traitement des boues de vidange à Yendi, Wa et Bolgatanga. Ces équipements doivent améliorer la gestion des déchets sanitaires et limiter les risques pour la santé publique et l’environnement.

 

La BEI estime que les améliorations de l’approvisionnement en eau pourraient bénéficier à environ 1,45 million de personnes dans la zone élargie de Tamale et à Damongo, dont près de 1,35 million dans la première zone et 105 000 dans la seconde.

 

Au-delà de l’enjeu sanitaire, un approvisionnement plus régulier peut réduire les contraintes auxquelles sont confrontés les ménages, les entreprises et les services publics. Les retombées dépendront toutefois de la réalisation des travaux, de la qualité des installations et de leur entretien sur la durée.

 

Un prêt dont le statut reste à préciser

 

Si le gouvernement ghanéen présente le montage financier comme obtenu, la fiche officielle de la BEI indique toujours que le prêt de 225 millions d’euros est en cours d’évaluation. La banque estime le coût total du programme à environ 324 millions d’euros, contre 323 millions pour l’enveloppe annoncée par les autorités ghanéennes.

 

Les informations publiques consultées ne permettent pas de confirmer que le prêt a été définitivement approuvé, que l’accord a été signé ou que les fonds ont été décaissés. Les conditions financières précises, notamment le taux d’intérêt et la durée de remboursement, restent également à établir.

 

La concrétisation du financement constituera donc une étape déterminante avant la réalisation des investissements. Pour le Ghana, l’enjeu sera de transformer les engagements annoncés en infrastructures opérationnelles, capables d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans les régions concernées.