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  • 09/02/2026

Investissements étrangers : La SEC renforce le contrôle des fonds collectifs au Ghana

Des plafonds stricts pour protéger l’épargne locale et sécuriser l’exposition aux marchés internationaux

 

La SEC resserre la vis sur les OPC

 

La Securities and Exchange Commission (SEC) du Ghana a publié, le 4 février 2026, une directive majeure encadrant les investissements à l’étranger des organismes de placement collectif (OPC).

 

Selon ce texte, les fonds principalement orientés vers le marché local ne peuvent pas dépasser 20 % de leur portefeuille en titres étrangers. Pour les OPC disposant d’une autorisation internationale, l’exposition maximale est de 70%, tandis que 30% du capital doit rester investi localement.

 

“Ces mesures visent à protéger l’épargne locale et à garantir que les investissements étrangers se font sur des marchés sûrs et régulés”, indique la SEC dans son communiqué. Les titres étrangers doivent respecter la définition légale de “valeurs mobilières” et être acquis uniquement sur des marchés approuvés, dont les régulateurs coopèrent avec la SEC ou sont membres de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV).

 

Une stratégie pour protéger l’épargne locale

 

Cette directive s’inscrit dans un contexte où le Ghana cherche à renforcer la stabilité financière et la confiance des investisseurs. Avec une inflation maîtrisée autour de 3,8 % début 2026 et une croissance économique modérée mais constante, la priorité des autorités est de canaliser l’épargne vers des investissements sûrs, tout en limitant les risques liés aux marchés étrangers.

 

Les experts soulignent que ces règles vont forcer les gestionnaires de fonds à rééquilibrer leurs portefeuilles. Pour certains OPC orientés vers l’international, il faudra réduire la part des actifs étrangers pour rester en conformité. Mais cette discipline contribue à limiter l’exposition aux chocs extérieurs et à renforcer la résilience du marché financier local.

 

Des investissements étrangers encadrés, mais toujours attractifs

 

Si la SEC limite l’exposition maximale, elle ne ferme pas la porte aux investissements internationaux. Les marchés étrangers autorisés offrent encore une diversification stratégique, avec des actifs fiables et régulés. Cette approche est particulièrement importante dans un contexte de monnaie nationale relativement stable, mais où les flux de capitaux étrangers restent sensibles aux événements économiques mondiaux.

 

En sécurisant l’accès à ces marchés, le régulateur encourage la transparence et la bonne gouvernance des OPC, tout en protégeant l’intérêt des investisseurs individuels et institutionnels.

 

Un signal pour l’économie nationale

 

Pour le Ghana, cette directive est aussi un message politique et économique : priorité au marché intérieur. Elle incite les OPC à investir davantage localement, soutenant ainsi les entreprises ghanéennes et renforçant la liquidité du marché financier domestique. Dans un pays où la croissance reste fragile face aux pressions internationales, chaque cedi investi localement compte pour stabiliser l’économie et favoriser le développement.