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  • 22/04/2026

Marché régional : les pays de l’UEMOA montent en puissance et visent 5,5 milliards $ au deuxième trimestre 2026


Les États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) intensifient leur recours au marché régional des titres publics, dans un contexte marqué par des besoins budgétaires importants et un environnement monétaire devenu plus favorable.

Selon le calendrier prévisionnel publié par UMOA-Titres, les huit pays de l’Union ambitionnent de mobiliser 3075,5 milliards FCFA (environ 5,53 milliards de dollars) au deuxième trimestre 2026, soit une progression de 18,3 % par rapport aux 2600 milliards FCFA prévus à la même période en 2025.

Sur le montant global attendu, 1050,2 milliards FCFA devraient être levés via des bons assimilables du Trésor (BAT), contre 2025,3 milliards FCFA à travers des obligations assimilables du Trésor (OAT). Le calendrier des émissions s’étale avec 1119,09 milliards FCFA prévus en avril, 977,41 milliards en mai et 979 milliards en juin.

Cette répartition traduit une orientation vers des maturités plus longues, permettant aux États d’étaler dans le temps le remboursement de leur dette.

Dans ce programme, la Côte d’Ivoire se positionne comme le principal émetteur du marché, avec un volume de 980 milliards FCFA, soit près d’un tiers du total. Elle devance le Sénégal (658 milliards FCFA), le Niger (420 milliards FCFA), le Mali (380 milliards FCFA), le Burkina Faso (272,5 milliards FCFA), le Togo (188 milliards FCFA), la Guinée-Bissau (95 milliards FCFA) et le Bénin (82 milliards FCFA).

Au fil des années, le marché des titres publics s’est imposé comme un levier central de financement pour les États de l’Union, leur permettant de couvrir efficacement leurs besoins budgétaires et de trésorerie à court, moyen et long termes.

Cette dynamique s’appuie notamment sur un niveau d’endettement jugé soutenable, avec un encours estimé à 63 % du PIB à fin 2025, ainsi que sur une amélioration significative de la liquidité bancaire, en hausse de 37,9 % au quatrième trimestre 2025. Elle est également soutenue par l’assouplissement monétaire opéré par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en mars 2026, avec une baisse de 25 points de base des taux directeurs, afin de soutenir la croissance de la zone.