En 2025, l’économie nigériane connaît un tournant notable. Les chiffres publiés par le National Bureau of Statistics (NBS) dévoilent une reprise spectaculaire des importations de capitaux, après plusieurs années de performances modestes et de volatilité. Cette tendance mérite qu’on s’y attarde, tant elle traduit, à la fois, une confiance retrouvée des investisseurs et les limites d’un modèle encore déséquilibré.
Sur les deuxième et troisième trimestres de 2025, le
Nigéria a attiré 11,13 milliards de dollars en capitaux étrangers. La moitié de
ce total est venue du deuxième trimestre (5,12 milliards USD), presque doublé
par rapport à la même période de 2024. Et le troisième trimestre a encore
dépassé cette performance, avec 6,01 milliards USD, soit une augmentation de 380%
en glissement annuel.
Cette progression ne se limite pas à une simple
comparaison sur un trimestre. Sur les neuf premiers mois de 2025, les flux
cumulés atteindraient près de 16,7 milliards USD, confirmant une dynamique
durable après un début d’année déjà vigoureux. Et selon les autorités
monétaires, si l’on étend cet horizon aux dix premiers mois, le pays frôle les 21
milliards USD de capitaux importés, soit une hausse de plus de 70% sur un an.
Qui finance qui ?
L’analyse de la structure des flux est essentielle.
Dans ces montants, ce sont les investissements de portefeuille —
essentiellement les achats d’actions et d’obligations — qui dominent largement.
Ils représentent plus de 80% des entrées dans les deux trimestres observés,
attirant des capitaux massifs vers les secteurs bancaire et financier nigérians.
Pour une économie qui cherche des investissements durables dans les
infrastructures, l’industrie ou l’agriculture, cette prédominance du
portefeuille signe une dépendance à des flux liquidité‑driven, plus sensibles
aux retournements de tendance sur les marchés mondiaux.
À l’inverse, les investissements directs étrangers
(IDE) — considérés comme les plus structurants — restent une part minoritaire
des flux totaux, même si certains secteurs comme les télécommunications
montrent des signes de rebond. En Q3 2025, l’apport de capitaux directs dans
les télécoms nigérians a crû de manière notable, atteignant plus de 208
millions USD. Ce type de mouvement, s’il se maintient, pourrait amorcer un
cercle vertueux de croissance sectorielle.
D’où viennent ces capitaux ?
Le Nigéria attire principalement des fonds en
provenance du Royaume‑Uni, des États‑Unis et de l’Afrique du Sud — trois places
financières majeures. Cette configuration reflète une confiance accrue dans les
marchés nigérians, renforcée par des réformes monétaires et une meilleure
transparence dans la gestion des changes.
Une reprise inégale mais significative
À la lumière de ces chiffres, on perçoit deux
réalités. D’une part, la capacité du Nigéria à attirer des capitaux étrangers
en 2025 dépasse nettement les niveaux observés en 2024, marquant une inversion
de tendance après plusieurs années de flux atones. D’autre part, la qualité de
ces flux reste un sujet de débat. Une économie qui attire massivement des
investissements de portefeuille sans ancrage significatif dans l’économie
réelle peut être exposée à des risques de volatilité.
Cela dit, la progression des capitaux dans plusieurs
trimestres consécutifs, combinée à une diversification nette des investisseurs
internationaux, suggère une amélioration de l’attractivité du Nigéria comme
destination financière. Cette dynamique, si elle se prolonge en 2026, pourrait
enfin se traduire par une offre de crédit accrue, une stabilité monétaire
renforcée et un regain d’intérêt pour l’investissement productif.
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