Le 22 janvier 2026, beaucoup ont cru que la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) lançait ses actions en bourse. La réalité est plus subtile, et beaucoup plus stratégique. La SONABHY n’a pas vendu de capital : elle a franchi un pas inédit en Afrique de l’Ouest, en mobilisant le marché financier pour financer ses activités.
Ce jour-là, la SONABHY a vu un emprunt obligataire
titrisé admis à la cote de la BRVM, la Bourse régionale des valeurs mobilières
de l’UEMOA. Pour une entreprise publique énergétique, c’est une première.
Concrètement, la société a transformé ses créances
détenues sur l’État burkinabè en titres financiers négociables. Ces obligations
ont été regroupées dans un Fonds commun de titrisation de créances (FCTC
SONABHY 8,10% 2025‑2031), puis offertes aux investisseurs.
Résultat : plus de 34 milliards FCFA mobilisés, largement souscrits par des
investisseurs régionaux.
Dans un communiqué, le directeur général de la SONABHY
a souligné que l’opération « ouvre la voie à des instruments financiers
innovants pour les entreprises publiques africaines et renforce notre autonomie
face aux fluctuations des marchés pétroliers » (SONABHY, janvier 2026).
Le quotidien burkinabè Sidwaya note que cette réussite traduit « la
confiance des investisseurs dans la qualité de la signature SONABHY et dans le
mécanisme de titrisation mis en place ».
Pour le marché financier régional, la titrisation est
un signal fort. Peu utilisée jusqu’ici en Afrique de l’Ouest, elle montre que
les investisseurs sont prêts à financer les entreprises publiques, à condition
que les mécanismes soient transparents et solides. La BRVM voit dans cette
opération « la capacité du marché régional à proposer des solutions innovantes
adaptées aux réalités économiques des États et de leurs entreprises
publiques ».
L’intérêt est double :
Mais ce mouvement dépasse le Burkina Faso. Dans un
contexte africain où les entreprises publiques peinent souvent à trouver des
financements sûrs, cette opération ouvre une voie d’émancipation financière.
Les pays africains pourraient s’inspirer de ce modèle pour mobiliser leur
épargne régionale et structurer des marchés financiers plus profonds.
La SONABHY n’est pas devenue une entreprise cotée,
mais elle dialogue désormais avec les marchés, rend des comptes aux
investisseurs et utilise des outils modernes pour financer ses missions
stratégiques.
C’est un pas discret, mais décisif. Une révolution silencieuse qui pourrait
bien redessiner le financement public en Afrique.
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