Rencontres Africa 2017 : le difficile accès au financement dénoncé à Tunis

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Les tribulations des hommes d’affaires tunisiens et d’autres pays du continent pour trouver des financements ont été largement exposés lors du panel « le financement en Afrique : quelles solutions pour les entreprises ? ». Panel organisé dans le cadre des Rencontres Africa qui se sont déroulé  les 5 et 6 octobre dernier dans la capitale tunisienne.

 
Les hommes d’affaires africains, ont indiqué qu’après avoir tant bien que mal démarré leurs activités, ils avaient par la suite du mal à accroître leur production faute  de financements adaptés à leur situation
Pourtant, à voir la panoplie de solutions de financement présentées par des directeurs de banque et de fonds d’investissement, on ne doute pas que des solutions existent pour permettre aux entreprises africaines de bénéficier des niches de financement.
 
Tarek Chérif, chef d’entreprise et président de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), est un nostalgique des années 80 en Tunisie.  Période pendant laquelle, « trouver un financement n’était pas aussi difficile que maintenant. Alors que le pays est quadrillé par une vingtaine de banques. » a –t-il assuré.
« Les banques de développement qui existaient ont laissé la place à une multitude d’établissements financiers qui n’ont pas la même sollicitude vis-à-vis des porteurs de projets. » a poursuivi le chef d’entreprise.
Dressant un réquisitoire sévère,  Tarik Cherif a plaidé pour une refonte du système bancaire aussi bien tunisien que dans les autres pays du continent. Afin qu’une oreille plus attentive soit prêtée aux préoccupations des PME/PMI.
 
Les fonds d’investissement, présentées comme ayant des procédures plus souples que les banques, peuvent bien être la solution à laquelle aspirent les milieux d’affaires.
Selon, Zied Oueslati, directeur d’AfricInvest, les fonds d’investissement peuvent « accompagner les entreprises, faire croitre et rendre pérennes leurs activités ».  Ainsi M. Oueslati a indiqué que AfricInvest va investir 120 millions d’euros pour financer les jeunes.
Quant à l’Agence française de développement (AFD), elle  s’intéresse au crowdfunding comme solution pour rendre les financements plus inclusifs. Mais sa représentante au panel est restée prudente en précisant qu’il faudra au préalable lever les barrières d’ordre réglementaire. Toutefois, « C’est une solution de financement qu’on suit de très près », a-t-elle indiqué.
 
Avec Apanews

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