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  • 26/10/2026

Côte d'Ivoire / Caoutchouc naturel : Le kilo atteint 526 FCFA, en hausse de près de 50 % depuis janvier

En Côte d’Ivoire, le prix indicatif du caoutchouc naturel atteint 526 FCFA le kilo en octobre 2026, son plus haut niveau depuis au moins 2023. Une hausse favorable aux planteurs, alors que le Conseil Hévéa-Palmier à huile-Coco (CHPC) peine à faire respecter le plafonnement des primes versées par les usiniers.

 

Hévéa : près de 50% de hausse depuis janvier

 

L’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (APROMAC) a fixé le prix indicatif carreau usine à 526 FCFA le kilo pour octobre, contre 484 FCFA en septembre.

 

Depuis janvier, le prix a gagné 174 FCFA, soit une progression de 49,4%. Ce tarif concerne le caoutchouc livré à l’usine. Le montant réellement perçu par les planteurs dépend notamment des conditions de livraison et de la teneur en caoutchouc sec.

 

Caoutchouc naturel : la Côte d’Ivoire consolide sa place

 

Premier producteur africain et troisième mondial, la Côte d’Ivoire a produit environ 1,93 million de tonnes de caoutchouc sec en 2025, selon le Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA).

 

La hausse des cours intervient dans un contexte de tensions sur l’approvisionnement mondial, notamment en Asie, où se concentre l’essentiel de la production de caoutchouc naturel.

 

Primes des usiniers : une régulation difficile

 

Le 8 octobre à Abidjan, des transformateurs ont dénoncé des primes dépassant parfois 100 FCFA le kilo, malgré un plafond fixé à 10 FCFA.

 

Edmond Coulibaly, directeur général du CHPC, a reconnu que de nombreux opérateurs n’appliquaient pas la décision prise en mai. Le régulateur envisage de revoir le mécanisme d’approvisionnement pour faire respecter les règles.

 

Hévéaculture : 500 000 hectares supplémentaires d’ici 2035

 

À travers le Programme d’urgence de replantation et d’extension (PURE), l’APROMAC prévoit la création de 500 000 hectares d’hévéa entre 2026 et 2035, soit 50 000 hectares par an.

 

Cette extension doit soutenir la production ivoirienne. Mais pour les planteurs, l’enjeu reste de tirer durablement profit de la hausse des cours, dans une filière où les conditions d’achat continuent de faire débat.

 

F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info