News
  • 09/07/2026

Industrie : B5 Plus investira 191 millions de dollars dans l'acier et la pharmacie en Côte d'Ivoire

Le groupe industriel ghanéen B5 Plus poursuit son expansion en Afrique de l'Ouest. L'entreprise prévoit d'investir 191 millions de dollars (110 milliards FCFA) en Côte d'Ivoire pour développer une aciérie équipée d'un laminoir et une unité de production pharmaceutique, à la faveur d'un mémorandum d'entente (MoU) signé le 7 juillet avec le gouvernement ivoirien.

 

L'accord a été conclu entre le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Kalil Konaté, et le président-directeur général de B5 Plus, Mukesh Thakwani. Il s'inscrit dans les consultations autour du Plan national de développement (PND) 2026-2030, qui fait de l'industrialisation un levier majeur de transformation de l'économie ivoirienne.

 

Au-delà du montant annoncé, ce partenariat traduit la volonté d'Abidjan d'attirer davantage d'investissements industriels capables de renforcer la production locale, de réduire la dépendance aux importations et de créer des emplois dans des secteurs jugés stratégiques.

 

Une aciérie pour renforcer la production industrielle

 

Le projet phare concerne la construction d'une aciérie dotée d'un laminoir. Une telle infrastructure permettra de transformer l'acier pour produire notamment des barres d'armature, des profilés et d'autres matériaux destinés aux secteurs du bâtiment, des infrastructures, de l'énergie et de l'industrie.

 

Le mémorandum prévoit également le développement d'une industrie pharmaceutique. Les autorités n'ont toutefois pas précisé la répartition des 191 millions de dollars (110 milliards FCFA) entre les deux projets, ni leur calendrier de réalisation ou leur futur site d'implantation.

 

Pour le ministre Kalil Konaté, cet investissement s'inscrit pleinement dans la stratégie de transformation structurelle du pays.

« Ce mémorandum d'entente permettra de développer des projets importants qui s'inscrivent dans la vision globale de la transformation structurelle de l'économie de notre pays par l'industrialisation », a-t-il déclaré.

 

Le ministre a également assuré B5 Plus du soutien de l'État pour accélérer la concrétisation du projet.

 

B5 Plus veut accélérer son implantation en Côte d'Ivoire

 

De son côté, Mukesh Thakwani a affiché l'ambition de lancer rapidement les investissements.

« Nous voulons avancer rapidement avec votre accompagnement et votre soutien afin de construire cette industrie dans un délai record. Avec le soutien du gouvernement ivoirien, nous créerons des milliers d'emplois, produirons selon les standards internationaux et contribuerons à réduire les sorties de devises », a affirmé le dirigeant.

 

Le PDG a également annoncé que le groupe envisage d'autres investissements industriels en Côte d'Ivoire, notamment dans la fabrication de citernes et de remorques.

 

Un acteur industriel déjà bien implanté en Afrique de l'Ouest

 

Fondé en 2002 et basé à Tema, au Ghana, B5 Plus figure parmi les principaux industriels sidérurgiques d'Afrique de l'Ouest. Le groupe fabrique et distribue une large gamme de produits en acier destinés au bâtiment, aux infrastructures et à l'industrie, avec un catalogue de plus de 4 000 références.

 

Présent dans plusieurs marchés de la sous-région, il affirme générer plus de 10 000 emplois directs et indirects. Son implantation en Côte d'Ivoire marque une nouvelle étape de son expansion régionale.

 

Un pari sur la souveraineté industrielle

 

Pour la Côte d'Ivoire, cet investissement dépasse le simple cadre d'un nouveau projet industriel. Le développement d'une filière sidérurgique locale pourrait contribuer à réduire les importations de matériaux de construction, à limiter les sorties de devises et à sécuriser l'approvisionnement des grands chantiers d'infrastructures.

 

L'annonce intervient alors que le gouvernement cherche à accélérer la transformation locale, à attirer des investisseurs industriels et à renforcer la compétitivité du tissu productif national dans le cadre du PND 2026-2030.

 

Si les contours techniques et le calendrier du projet restent à préciser, la signature de ce mémorandum envoie un signal positif sur l'attractivité de la Côte d'Ivoire auprès des grands groupes industriels régionaux.