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  • 06/08/2026

Le capital naturel au cœur des politiques publiques : la BAD débloque 4,23 millions de dollars pour 13 pays africains


Le Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel de la Banque africaine de développement (BAD), a approuvé un don de 4,23 millions de dollars destiné à financer la deuxième phase du projet d'intégration du capital naturel dans le financement du développement en Afrique. Cette initiative bénéficiera à treize pays africains — le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Kenya, le Mozambique, le Rwanda, la Tanzanie, le Togo, la Zambie et le Zimbabwe — avec pour ambition de mieux intégrer la valeur des ressources naturelles dans les politiques publiques et les décisions économiques et financières afin de promouvoir un développement durable sur le continent.

La stratégie consiste à renforcer les systèmes d’élaboration de politiques, les systèmes statistiques, les cadres institutionnels et les dispositifs de production des connaissances nécessaires aux pays membres régionaux participant au projet et à la Banque pour évaluer le capital naturel et en tenir compte dans l’élaboration des politiques publiques. Le projet y parviendra grâce à un ensemble intégré de mesures comprenant un appui aux politiques, une assistance technique, des évaluations de l’état de préparation statistique, des outils de financement de la biodiversité, des projets pilotes d’évaluation de la richesse verte, le renforcement des capacités et l’apprentissage entre pairs.

À terme, le projet prévu pour être en mis en œuvre entre octobre 2026 et septembre 2029, devrait ainsi générer des résultats en matière de politiques, de statistiques, d’institutions et de connaissances qui contribueront à une meilleure intégration du capital naturel dans la planification du développement.

Ce programme vise ainsi à produire des avancées concrètes, notamment en ce qui concerne le renforcement des capacités, l’amélioration des cadres d'action publique et des méthodes d’évaluation de la richesse naturelle, une meilleure intégration de la biodiversité et du capital naturel dans les mécanismes de financement et les processus de planification, ainsi que le renforcement de la coordination entre les pays participants pour intégrer le capital naturel dans leurs politiques publiques.

« Cela pourrait, à long terme, se traduire par des améliorations tangibles du développement des pays ciblés en termes de croissance du PIB, d’augmentation des flux d’investissements directs étrangers, de développement économique, de réduction de la pauvreté, d’amélioration de l’emploi, de compétitivité économique et de notation des risques financiers et économiques », a déclaré Innocent Onah, chargé en chef des ressources naturelles à la BAD.

L’initiative bénéficie également de contributions en nature de plusieurs partenaires internationaux à savoir, le Fonds mondial pour la nature (WWF), l’agence publique allemande de coopération internationale pour le développement durable (GIZ), l’Agence de développement de l'Union africaine - Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (AUDA-NEPAD), la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ainsi que les différents pays participants.