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  • 01/09/2026

Nigéria : La croissance du PIB accélère à 4,43% au deuxième trimestre 2026, portée par les services et l'agriculture

L'économie nigériane a affiché au deuxième trimestre 2026 sa meilleure performance trimestrielle depuis le troisième trimestre 2024, avec une croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel de 4,43% en glissement annuel, contre 4,23% un an plus tôt et 3,89% au trimestre précédent, selon les données publiées par le National Bureau of Statistics (NBS).

 

Une économie qui franchit un nouveau palier

 

Le rapport du NBS sur le PIB du deuxième trimestre 2026 confirme la trajectoire de reprise progressive amorcée depuis plusieurs trimestres par la première économie d'Afrique. Le PIB nominal s'est établi à 119 290 milliards de nairas (soit environ 86,46 milliards de dollars US), contre un PIB réel évalué à 53 470 milliards de nairas (environ 38,76 milliards de dollars US) sur la période.

 

Cette accélération traduit un raffermissement simultané des deux composantes de l'économie nigériane : le secteur non pétrolier, qui demeure le socle de la croissance nationale, et le secteur pétrolier, dont la contribution progresse à la faveur d'une remontée de la production.

 

PIB nominal (T2 2026)

PIB réel (T2 2026)

Croissance réelle T2 2026

Croissance réelle T2 2025

119 290 Mds ₦ (≈ 86,46 Mds $)

53 470 Mds ₦ (≈ 38,76 Mds $)

4,43%

4,23%

Source : National Bureau of Statistics (NBS), Rapport PIB T2 2026.

 

Le secteur non pétrolier, toujours moteur principal

 

Avec une contribution de 95,84% au PIB réel, le secteur non pétrolier conserve une place prépondérante dans l'architecture économique du pays, même si son poids relatif recule légèrement par rapport aux 95,95% enregistrés au deuxième trimestre 2025. Le secteur pétrolier, de son côté, voit sa part progresser à 4,16%, contre 3,92% au premier trimestre 2026, dans un contexte de production en hausse.

 

Le NBS relève en effet que la production pétrolière moyenne a atteint 1,72 million de barils par jour (mbpd) au deuxième trimestre 2026, son niveau le plus élevé depuis plusieurs trimestres, contre 1,55 mbpd au trimestre précédent.

 

Services, agriculture et industrie : une contribution sectorielle contrastée

 

La ventilation sectorielle du PIB réel confirme la prédominance persistante des services dans l'économie nigériane, loin devant l'agriculture et les industries :

Secteur

Contribution au PIB réel (T2 2026)

Services

56,62%

Agriculture

26,15%

Industries

17,23%

Source : National Bureau of Statistics (NBS), Rapport PIB T2 2026.

 

Le secteur des services demeure ainsi le premier contributeur à la richesse nationale, suivi de l'agriculture, dont le poids reste structurellement élevé dans une économie encore marquée par une forte dépendance aux activités primaires. Les industries, pour leur part, occupent une position plus modeste dans la structure du PIB, illustrant les défis persistants de diversification et de transformation industrielle auxquels le pays fait face.

 

Une trajectoire de croissance annuelle en amélioration progressive

 

Sur une base annuelle, la dynamique de croissance du Nigéria s'inscrit dans une tendance de redressement depuis le point bas de 2021 (0,95%). Le taux de croissance annuel est ainsi passé de 4,32% en 2022 à 3,04% en 2023, avant de remonter à 3,38% en 2024, puis à 3,87% en 2025, selon les séries du NBS.

 

Cette trajectoire, bien qu'encore en deçà des ambitions affichées par les autorités nigérianes en matière de croissance à deux chiffres, illustre une consolidation progressive de l'activité économique, portée par la résilience du secteur non pétrolier et par la reprise de la production d'hydrocarbures.

 

Ce qu'il faut retenir

 

Le rapport du NBS pour le deuxième trimestre 2026 dessine les contours d'une économie nigériane en phase de raffermissement, où la remontée de la production pétrolière vient s'ajouter à la vigueur structurelle du secteur non pétrolier. Pour les acteurs financiers et les investisseurs présents sur le marché nigérian, cette accélération constitue un signal à surveiller, notamment dans la perspective des prochaines publications trimestrielles du NBS.