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  • 09/09/2026

PAPSS : Le volume des transactions bondit de plus de 1 000%, l’Afrique accélère ses paiements transfrontaliers

Le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) change progressivement d’échelle. En 2026, le volume des transactions traitées par la plateforme a progressé de plus de 1 000% par rapport à la même période de 2025, tandis que leur valeur a augmenté de 125%, selon Mike Ogbalu III, directeur général du PAPSS.

 

Ces performances traduisent l’accélération de l’utilisation d’une infrastructure conçue pour faciliter les paiements transfrontaliers entre pays africains, directement en monnaies locales. Le PAPSS permet aux banques, fintechs et autres prestataires de paiement connectés au réseau d’effectuer des transactions instantanées, tout en limitant le recours aux circuits traditionnels de change et de correspondance bancaire.

 

Un réseau qui s’élargit

 

L’augmentation des transactions intervient alors que le réseau poursuit son expansion. Le PAPSS est actuellement connecté à 30 pays africains et à plus de 200 institutions financières, selon les dernières données communiquées par sa direction. Dix des 30 pays actuellement connectés auraient rejoint le système en 2026.

 

L’objectif est désormais de porter cette couverture à 38 pays d’ici fin 2026, avant de parvenir à terme à une couverture de l’ensemble du continent. L’Afrique du Sud reste notamment l’une des principales économies encore absentes du dispositif, même si des discussions sont engagées avec les autorités sud-africaines.

 

Cette montée en puissance intervient alors que le PAPSS entre dans une nouvelle phase de son développement. Après avoir consacré ses premières années à construire l’infrastructure, le cadre réglementaire et les connexions avec les banques centrales et les institutions financières, le système entend désormais approfondir la valeur créée pour les économies africaines.

 

Réduire le coût des échanges africains

 

L’enjeu dépasse la seule performance d’une plateforme de paiement. En facilitant les règlements en monnaies locales, le PAPSS cherche à réduire les coûts et les délais associés aux transactions transfrontalières, tout en limitant la dépendance aux infrastructures financières extérieures au continent.

 

Selon Mike Ogbalu III, le PAPSS aurait déjà permis de réduire les coûts des paiements transfrontaliers de 90 à 95% dans certains cas.

 

Cette dimension est stratégique pour la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). La fluidité des paiements constitue en effet l’un des maillons indispensables à l’augmentation du commerce intra-africain : vendre davantage entre économies africaines suppose aussi de pouvoir régler ces échanges rapidement, à moindre coût et dans des conditions compatibles avec les réalités monétaires du continent.

 

Le PAPSS entend ainsi devenir davantage qu'un simple système de paiement. Il se positionne comme une pièce d’infrastructure de l’intégration économique africaine.

 

La prochaine étape sera donc celle du passage à l’échelle. Avec 30 pays connectés aujourd’hui et un objectif de 38 à fin 2026, le PAPSS devra désormais convertir sa croissance en volume de transactions en une adoption durable par les banques, les entreprises et les acteurs du commerce transfrontalier.