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  • 04/02/2026

Renforcement de l’industrialisation et du commerce : L’Afrique du Sud va devenir actionnaire d’Afreximbank

Dans un geste qui pourrait redessiner les équilibres du financement africain, la République d’Afrique du Sud va adhérer à l’accord constitutif de la Banque africaine d’import‑export (Afreximbank), devenant ainsi actionnaire de catégorie A. La cérémonie de signature, prévue pour aujourd’hui, 4 février 2026, sera marquée par un discours du président Cyril Ramaphosa, qui devrait souligner le rôle stratégique du pays dans l’intégration commerciale africaine et le développement industriel du continent.

 

Depuis sa création, Afreximbank s’est donné pour mission de faciliter et structurer le commerce intra‑continental, soutenir l’industrialisation et réduire la dépendance aux financements extérieurs. L’arrivée imminente de l’Afrique du Sud promet de renforcer la capacité financière et politique de la banque, tout en lui donnant accès à l’une des économies les plus avancées du continent.

 

Une économie stratégique qui renforce Afreximbank

 

L’Afrique du Sud n’est pas un membre comme les autres. Forte d’un tissu industriel diversifié, d’infrastructures portuaires et logistiques développées et d’un marché domestique significatif, elle devrait apporter un capital supplémentaire et une crédibilité internationale à Afreximbank. Cette adhésion va permettre à la banque de financer des projets plus ambitieux, notamment dans l’énergie, les infrastructures et les chaînes de transformation industrielle.

 

Les gains pour Pretoria

 

Pour l’Afrique du Sud, cette initiative représente un levier stratégique majeur :

  • Accès direct aux instruments de financement pour ses entreprises exportatrices, particulièrement dans les secteurs industriels.
  • Voix dans les décisions stratégiques de la banque, influençant l’allocation des ressources vers des projets régionaux à fort impact.
  • Plateforme pour cofinancer des projets structurants avec d’autres États africains, renforçant la position sud-africaine dans la ZLECAf.

 

Un impact attendu sur le commerce intra-africain

 

L’entrée de l’Afrique du Sud pourrait stimuler le commerce intra-africain :

  • Les financements faciliteront le développement de corridors logistiques et d’infrastructures industrielles interconnectées.
  • Les chaînes de valeur régionales pourront se renforcer, en particulier dans la transformation et l’exportation de produits manufacturés.
  • La dépendance aux financements extérieurs pourrait diminuer, soutenant une souveraineté économique plus affirmée pour le continent.

 

Perspectives

 

Si la signature se déroule comme prévu, cette adhésion symbolisera un tournant dans la manière dont l’Afrique finance sa croissance et son intégration commerciale. Elle illustre une tendance : les grandes économies africaines veulent prendre une part active dans les décisions économiques majeures du continent et investir directement dans l’avenir industriel de l’Afrique.