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Guinée: la FESABAG menace de fermer les Banques

La Fédération Syndicale  autonome des Banques  Assurances et IMF de Guinée (FESABAG), menace d’aller en grève si l’Etat et les directeurs des banques ne prennent pas en compte leurs revendications d’ici le 5 octobre 2017.

 

Marie Yvonne Coumbassa, secrétaire générale adjointe de la FESABAG, a dénoncé face à la presse ce mardi 03 octobre, « des attitudes malsaines des patrons des Banque vis-à-vis de certains travailleurs des entreprises bancaires  et certains membres actif de la FESABAG. ».

 

Mme Coumbassa proteste également contre la convocation de certains de ses collègues devant la justice pour fait de grève.  En effet, plusieurs plaintes ont été déposées contre 9 syndicalistes et un employé pour « intimidations, violences et menaces de mort » en rapport avec la grève de mai 2017.

Ce qu’elle  juge inadmissible, vu que le protocole d’accord tripartite  signé avec le gouvernement et le patronat à l’issue de cette grève accordait l’immunité et la protection contre d’éventuelles représailles aux syndicats. Mais les responsables de certaines banques ne l’entendent pas de cette oreille.

 

Si certains patrons accusent des syndicalistes d’avoir outrepassé leur droit en s’attaquant physiquement à leur intégrité en mai dernier. Du côté des leaders syndicaux, l’on dénonce « un règlement de compte à peine voilé ».

Suite à cette plainte des patrons de banques, la FESABAG, en soutien aux syndicalistes incriminés, a appelé à une journée de débrayage de six heures (entre 8h et 14 h) le lundi 9 octobre prochain.

 

Par ailleurs, pour calmer la situation, la FESABAG « a saisi l’inspection générale du travail garant des accords de mai ».  Malheureusement ils n’ont pas encore eu de réponse, a indiqué Marie Yvonne Coumbassa.

Aussi, le syndicat conditionne la levée de son mot d’ordre de grève au retrait pur et simple des plaintes déposées contre ses syndicalistes. Dans le cas contraire, il promet fermer toutes les banques du pays et se réserve le droit à son tour d’ester en justice contre le patronat.

 

Pour rappel, le dernier mouvement de grève avait été déclenché en mai dernier pour l’amélioration des conditions salariales des travailleurs des entreprises bancaires.

 

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