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  • 03/02/2026

Burkina Faso : Un record aurifère historique à 94 tonnes en 2025

Le Burkina Faso frappe un grand coup sur la scène minière africaine. En 2025, le pays a enregistré une production aurifère totale de 94 tonnes, un record jamais atteint dans son histoire. Ce chiffre, annoncé par le ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, dépasse largement les performances des années précédentes et signe un tournant stratégique pour l’économie burkinabè.

 

Pendant plusieurs années, le secteur minier avait subi le poids de l’insécurité et de la faiblesse de certaines infrastructures. En 2021, la production industrielle atteignait déjà 67 tonnes, mais la tendance s’est progressivement érodée, tombant à 53,4 tonnes en 2024, reflet d’une conjoncture difficile pour les grandes exploitations. Le bond de 2025 s’explique en grande partie par l’intégration d’une part importante de production artisanale, estimée à près de 42 tonnes, ainsi que par une meilleure formalisation et suivi des filières aurifères par l’État.

 

Cette progression exceptionnelle n’est pas qu’un simple record statistique : elle traduit un renforcement des mécanismes de régulation et de soutien aux producteurs locaux, qu’ils soient industriels ou artisans. Le gouvernement burkinabè a mis en place des mesures incitatives pour encourager la légalisation et le suivi de l’or produit, réduisant ainsi les fuites et optimisant les retombées fiscales pour l’économie nationale.

 

Au niveau régional, cette performance positionne le Burkina Faso comme l’un des principaux producteurs d’or en Afrique de l’Ouest, à égalité ou en avance sur certains poids lourds du continent. La manne aurifère représente une ressource stratégique pour soutenir la diversification économique et les projets de développement national, notamment dans les infrastructures et les services publics.

 

Pour le secteur privé et les investisseurs internationaux, ces chiffres sont un signal fort : malgré des défis sécuritaires persistants, le Burkina Faso reste un terrain fertile pour l’exploitation minière, où l’or constitue un levier de croissance et de stabilité économique. La question qui se pose désormais est de savoir comment le pays pourra maintenir cette dynamique, tout en consolidant la sécurité et la durabilité de ses activités minières.

 

En résumé, 2025 marque pour le Burkina Faso l’entrée dans une nouvelle ère aurifère, où la combinaison d’efforts étatiques, d’innovation dans la régulation et de mobilisation des acteurs artisanaux ouvre des perspectives économiques inédites pour le pays et pour l’Afrique de l’Ouest.