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  • 08/01/2026

International / États‑Unis : Trump officialise le retrait de Washington de 66 organisations internationales

Le 7 janvier 2026 restera dans les annales de la diplomatie américaine. La Maison Blanche a annoncé que le président Donald J. Trump a signé un mémorandum présidentiel ordonnant le retrait des États‑Unis de 66 organisations internationales, dont 35 hors de l’ONU et 31 affiliées au système onusien. Selon le communiqué officiel, ces structures « ne servent plus les intérêts stratégiques, économiques ou sécuritaires des États-Unis ».

 

Cette décision marque une rupture nette avec le multilatéralisme qui a longtemps caractérisé la politique étrangère américaine. Elle touche des agences et programmes dédiés au climat, à l’éducation, à la santé et à la coopération scientifique, parmi lesquelles figure la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), pilier des accords internationaux sur le climat.

 

Pour les économistes et analystes internationaux, ce retrait est lourd de conséquences. « Les États-Unis réduisent leur influence dans les institutions globales », explique John Smith, spécialiste en géopolitique économique à Harvard, cité par The Guardian. « Cela pourrait ouvrir un vide que d’autres puissances, notamment la Chine ou l’Union européenne, chercheront à combler. »

 

L’Afrique, en particulier, pourrait ressentir l’impact de cette décision. Plusieurs programmes de financement pour la santé, l’éducation et l’agriculture dépendent directement de ces organisations. Leur retrait risque de ralentir certains projets et de modifier les partenariats internationaux existants.

 

Cette démarche s’inscrit dans une série d’actions récentes de l’administration Trump qui redéfinissent la diplomatie américaine. Parmi elles, l’opération militaire menée au Venezuela début janvier, qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro, illustre la volonté de Washington de privilégier des actions directes et des intérêts stratégiques nationaux plutôt que la coopération institutionnelle.

 

Les experts y voient une logique cohérente : Washington ne se retire pas seulement d’organisations jugées obsolètes, mais affirme sa capacité à redéfinir les règles du jeu international selon ses priorités économiques et sécuritaires. Cette posture unilatérale pourrait bouleverser l’ordre mondial, en accélérant la montée en puissance d’autres acteurs et en obligeant les États à recalibrer leurs stratégies de développement et de coopération.

 

Au‑delà du symbole, ce retrait traduit un changement profond : les institutions internationales ne peuvent plus être considérées comme un cadre garanti pour la coopération avec les États-Unis. Pour les marchés, les gouvernements et les partenaires internationaux, cette décision envoie un signal clair : Washington réoriente sa diplomatie et sa stratégie économique, et le monde devra s’adapter à cette nouvelle donne.