BERD : le Kenya et Nigeria en bonne voie pour devenir membres

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Le Kenya et le Nigeria sont en bonne voie pour devenir membres de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Leurs demandes d’adhésion ont été approuvées par le conseil des gouverneurs de l’institution. Ces deux pays d’Afrique subsaharienne devront encore remplir certaines conditions préalables avant que le processus ne soit totalement achevé.

Les approbations interviennent respectivement un et deux mois après la formulation des demandes d’adhésion du Nigeria et du Kenya à la BERD. Comme le Bénin, la Cote d’Ivoire, le Ghana, et le Sénégal, ils pourront intégrer progressivement le capital de la banque en qualité d’actionnaires et de membres. Depuis la création de l’institution financière en 1991, les pays subsahariens étaient écartés de son actionnariat.

Lors de son assemblée annuelle 2023, le conseil des gouverneurs de cette institution multilatérale a décidé d’élargir le champ d’action géographique de la banque à l’Afrique. Ainsi, les 6 pays subsahariens ciblés ont tour à tour déposé leurs demandes d’adhésion. Ces demandes ont toutes été approuvées, dans le cadre de la première étape d’adhésion à la BERD.

Le Bénin a rempli l’ensemble des conditions nécessaires et est devenu actionnaire et membre de la banque en avril 2024. L’accord de pays hôte a été signé le 15 mai 2024, entre le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, et Odile Renaud-Basso, présidente de l’institution à Erevan en Arménie, en marge des Assemblées annuelles de la banque. Cela ouvre la voie à l’installation prochaine d’un bureau pays de la BERD au Bénin, une première pour un pays subsaharien.

En obtenant ce statut d’actionnaire de la BERD, les pays subsahariens bénéficieront de financements et conseils dans divers domaines. Les 5 autres pays n’obtiendront leurs premiers financements de l’institution qu’en 2025.