À six semaines de l’échéance réglementaire du 30 septembre 2026, la BCEAO accélère le déploiement de PI-SPI. Le nombre d’établissements autorisés à proposer les paiements instantanés est passé de 80 à 104 entre fin juin et fin juillet, confirmant la montée en puissance de cette infrastructure appelée à transformer les paiements dans l’espace UEMOA.
Le mouvement s’accélère. Au 31 juillet 2026, 104
établissements financiers étaient autorisés à ouvrir les services de la
plateforme de paiement instantané PI-SPI à leur clientèle dans l’UEMOA, selon
la dernière liste publiée par la Banque centrale des États de l’Afrique de
l’Ouest (BCEAO).
En l’espace de quelques semaines, 24 nouveaux acteurs
ont ainsi franchi le cap de l’autorisation, alors que le nombre de participants
était resté stable à 80 entre début avril et fin juin.
Cette progression intervient à un moment stratégique.
La BCEAO a fixé au 30 septembre 2026 la nouvelle échéance pour l’intégration
des banques, établissements de monnaie électronique et établissements de
paiement à PI-SPI. Le calendrier initial prévoyait une mise en conformité au 30
juin.
L’accélération observée en juillet apparaît donc comme
un signal important : à l’approche de la nouvelle échéance, les établissements
concernés passent progressivement de la phase de test à l’exploitation
effective des services.
Le Sénégal et la Côte d’Ivoire en tête
La dynamique reste toutefois contrastée selon les
marchés.
Avec 24 participants autorisés, le Sénégal occupe la
première place dans l’Union, juste devant la Côte d’Ivoire, qui en compte 23.
Le Mali arrive ensuite avec 14 établissements, suivi du Burkina Faso avec 13.
Le Bénin, avec 11 participants, constitue l’un des
marchés affichant la progression la plus rapide. Le pays ne comptait que six
établissements autorisés au début du mois d’avril.
Le Togo en recense neuf, tandis que le Niger et la
Guinée-Bissau ferment le classement avec cinq participants chacun.
|
Pays |
Participants autorisés au 31 juillet
2026 |
|
Sénégal |
24 |
|
Côte d’Ivoire |
23 |
|
Mali |
14 |
|
Burkina Faso |
13 |
|
Bénin |
11 |
|
Togo |
9 |
|
Niger |
5 |
|
Guinée-Bissau |
5 |
|
Total UEMOA |
104 |
La Côte d’Ivoire et le Sénégal conservent ainsi leur
statut de locomotives du déploiement régional. Mais la progression du Bénin, du
Burkina Faso et du Mali montre également que PI-SPI ne se limite pas aux
principaux centres financiers de l’Union.
Une infrastructure qui dépasse le seul
secteur bancaire
L’un des enjeux majeurs de PI-SPI réside précisément
dans la diversité des acteurs appelés à l'utiliser.
Aux côtés des banques traditionnelles figurent des
établissements de monnaie électronique, des opérateurs de mobile money ainsi
que des institutions financières non bancaires.
Des groupes comme Ecobank, Bank of Africa, Coris Bank,
Orabank et UBA figurent parmi les acteurs bancaires présents dans le
dispositif. À leurs côtés, les services de monnaie électronique et de paiement
portés notamment par Orange Money, Moov Money ou MTN participent à élargir le
périmètre de l'infrastructure.
Cette architecture est stratégique pour la BCEAO. Elle
doit permettre de rapprocher deux univers longtemps séparés : celui des
services bancaires classiques et celui du mobile money.
L'enjeu dépasse donc la simple rapidité des
transactions. Il concerne directement l'interopérabilité, c'est-à-dire la
capacité pour un utilisateur d'effectuer un paiement ou un transfert vers un
autre établissement, indépendamment de son réseau ou de son pays au sein de
l'Union.
Pour les économies de l’UEMOA, cette interopérabilité
peut contribuer à réduire la fragmentation des paiements numériques et à
faciliter les échanges financiers transfrontaliers.
Une échéance qui reste déterminante
Le déploiement n’est toutefois pas terminé.
Les banques, établissements de monnaie électronique et
établissements de paiement disposent désormais jusqu’au 30 septembre 2026 pour
achever leur intégration. Les institutions de microfinance bénéficient, elles,
d’un calendrier plus long, avec une échéance fixée au 30 juin 2027.
La différence entre les 104 établissements déjà
autorisés et l’ensemble des acteurs concernés montre que le chantier reste
considérable.
Mais la progression enregistrée entre juin et juillet
constitue un changement de rythme notable. Si cette accélération se poursuit,
la BCEAO pourrait atteindre une couverture beaucoup plus large du secteur
financier régional au cours des prochains mois.
PI-SPI, un test grandeur nature pour
l’intégration financière
Officiellement lancée le 30 septembre 2025, PI-SPI
constitue l’une des pièces maîtresses de la stratégie de modernisation des
paiements de la BCEAO.
Son ambition est de permettre aux populations et aux
entreprises de réaliser des paiements instantanés, interopérables et
accessibles à travers les huit pays de l’UEMOA, quel que soit leur
établissement financier.
L’enjeu est donc autant technologique qu’économique.
Pour les entreprises, une infrastructure de paiement
régional plus fluide peut faciliter les règlements et améliorer la circulation
des liquidités. Pour les particuliers, elle doit rendre les transferts
numériques plus simples et réduire la dépendance aux circuits de paiement
cloisonnés.
À terme, la réussite de PI-SPI se mesurera moins au
nombre d’établissements connectés qu’à son taux d’utilisation réel par les
ménages et les entreprises.
Avec 104 participants autorisés au 31 juillet, la
BCEAO a franchi un nouveau palier. Reste désormais à transformer cette
progression réglementaire et technique en adoption massive. Le véritable test
de PI-SPI commence maintenant.
Zinia Farnandiz Sep 28, 2024
Absolutely loved this post! Your tips on how to style a blazer are spot on. Keep up the great work, can’t wait for your next post!
Loren Watson Sep 18, 2024
Cover broad of topic in web development industry. Explained a lot of basic programming knowledge with easy to understand explanation.
Walter White Sep 29, 2024
Employees who have the flexibility to work remotely often report higher job satisfaction. This can lead to increased employee retention workforce.