GHANA: Les entreprises préfèrent le paiement en espèces à l'électronique (rapport)

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Selon le dernier rapport du Partenariat «Better Than Cash Alliance», une organisation des Nations Unies (ONU), les entreprises ghanéennes préfèrent payer en espèces plutôt que  par voie électronique. Sur un volume de 561 milliards de cedis de  paiements effectués en 2016, uniquement 37%  l’ont été via des paiements numériques.

 
En 2016, la valeur totale des paiements effectués par les entreprises ghanéennes était de 561 milliards de cedis, selon le rapport, intitulé «Construire un écosystème de paiement numérique inclusif». Sur ce chiffre, 37% ont été réalisés grâce à des paiements numériques, tandis que les 63% restants l’ont été  par virement.
Les chiffres ne sont pas meilleurs du côté des particuliers, où l’on enregistre 71% des transactions financières en espèces  contre 29% pour le digital. Alors que la plupart des entreprises réalisaient 65 % des paiements en espèces et 35% par voie électronique.
Le rapport  en conclut donc que la plupart des entreprises au Ghana préfèrent toujours les paiements en espèces.
 
La situation est cependant différente au niveau gouvernemental. En effet l’Etat ghanéen affiche un pourcentage de 86 % de paiements électronique contre 14% de paiements en espèces.
Pour le Dr Ruth Goodwin-Groen, directrice générale de « Better Than Cash Alliance », «  les progrès du gouvernement ghanéen pourraient être reproduits dans le secteur privé. ». « Le message le plus important dans ce rapport est que le gouvernement du Ghana a fait des progrès incroyables dans la digitalisation des paiements, comme le montre  ce chiffre de 86 % », a indiqué Dr Goodwin-Groen.
 

Le coût élevé des paiements électroniques est un frein

 
Cependant, malgré les progrès réalisés, « encore 98 % des paiements sont encore réalisés en espèces. Les particuliers continuant à acheter des biens essentiels à l’aide d’espèces», souligne le rapport. Cette forte préférence résulte du coût élevé des paiements numériques qui sont répercutés sur les utilisateurs.
Réagissant à ce constat, le ministre adjoint des Finances, Charles Adoubahen, a assuré que l’état ghanéen travaillait avec les parties concernées pour réduire le coût des paiements électroniques. «Je pense qu’en tant que gouvernement, la chose la plus importante, pour nous, est la réduction des coûts afin que l’inclusion financière puisse être renforcée dans les zones rurales. Cela permettra de faire des économies et d’améliorer les paiements électroniques », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, le rapport estime que « le système centralisé national ID est essentiel pour élargir l’inclusion financière dans le secteur informel. »
 
Pour rappel, « Better Than Cash Alliance » est un partenariat mondial de gouvernements, d’entreprises et d’organisations internationales. Il accélère la transition du paiement en cash aux paiements digitaux afin de réduire la pauvreté et de stimuler la croissance inclusive.
Basé à l’ONU, l’Alliance compte plus de 50 membres, travaillant en étroite collaboration avec d’autres organisations mondiales.  Il est également un partenaire de mise en œuvre du Partenariat mondial pour l’inclusion financière du G20.
L’Alliance est financée par la Fondation Bill et Melinda Gates, Citi, MasterCard, Omidyar Network, USAID et Visa Inc.
 
Viviane YOBOUE Avec Citibusiness News

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