La BAD va mobiliser 10 milliards $ sur cinq ans pour stimuler la production alimentaire en Afrique

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Alors que l’Afrique importe chaque année plus de 100 millions de tonnes de céréales pour une valeur de 75 milliards $, l’institution panafricaine estime que le continent a le potentiel de faire passer sa production agricole de 280 milliards $ par an actuellement à 1 000 milliards d’ici 2030. 

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, mercredi 25 janvier 2023, la mobilisation de 10 milliards $ au cours des cinq prochaines années pour accroître la production alimentaire et éradiquer la faim en Afrique.

« Nous devons placer la barre plus haut. Nous devons rehausser notre ambition. Nous devons nous lever et nous dire : il est temps de nourrir l’Afrique. Le moment est propice, et l’heure est venue. Nourrir l’Afrique, c’est ce que nous devons faire », a déclaré le président de l’institution financière panafricaine, Akinwumi Adesina, lors de la 2e édition du Sommet africain sur la souveraineté alimentaire (Sommet Dakar 2) qui se tient à Diamniadio, à l’est de Dakar.

« Aujourd’hui, plus de 283 millions d’Africains souffrent quotidiennement de la faim. C’est inacceptable. Aucune mère ne devrait avoir à souffrir d’entendre l’estomac de son enfant gargouiller, jamais », a-t-il ajouté.

Le président de la BAD a également exhorté les quelque 34 chefs d’Etat et 70 ministres participant au Sommet aux côtés des représentants du secteur privé, des exploitants agricoles, des partenaires au développement à transformer la volonté politique en actions décisives pour assurer la sécurité alimentaire de l’Afrique.

« Nous devons soutenir fermement les exploitants agricoles, et plus particulièrement les petits exploitants, dont la plupart sont des femmes, et inciter davantage de jeunes à se lancer dans l’agriculture. Et nous devons considérer l’agriculture comme une activité commerciale, non comme une activité de développement, et renforcer le soutien au secteur privé », a-t-il dit.

Organisé par la BAD, le gouvernement sénégalais et la Commission de l’Union africaine, le Sommet Dakar 2 s’est fixé pour objectif de mobiliser les ressources gouvernementales, les partenaires au développement et les acteurs du secteur privé, y compris les banques commerciales et les institutions financières, pour libérer le potentiel agricole et alimentaire du continent. Il se déroule dans un contexte de perturbations de la chaîne d’approvisionnement causées par la pandémie de Covid-19, le changement climatique et la guerre en Ukraine.

Dans un communiqué publié avant l’ouverture du Sommet, la BAD a souligné que l’Afrique importe actuellement plus de 100 millions de tonnes de céréales pour une valeur de 75 milliards $ par an, tout en indiquant que la production agricole du continent pourrait passer de 280 milliards $ par an à 1 000 milliards $ d’ici 2030, si les acteurs publics et privés parviennent à lever les obstacles au développement de l’agriculture et à mobiliser les investissements nécessaires tout au long de la chaîne de valeur alimentaire.

Avec Agence Ecofin

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